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Taxer les riches en Tunisie : une idée qui divise et qui déçoit

  • 6 juin 2026
  • 2 min de lecture
Taxer les riches en Tunisie : une idée qui divise et qui déçoit

L’impôt sur la fortune en Tunisie continue de susciter des interrogations, alors que ses recettes restent limitées malgré les controverses qu’il génère. Selon le conseiller fiscal Anis Ben Saïd, cet impôt, dont le champ d’application a été élargi par la loi de finances 2026, soulève encore de nombreuses incertitudes juridiques et économiques.

Intervenant vendredi 5 juin 2026 sur Express Fm, il a indiqué que la réforme a étendu l’assiette de l’impôt, qui ne concerne plus uniquement les biens immobiliers mais également les biens mobiliers. Toutefois, il a souligné que la législation ne précise pas clairement la nature des actifs mobiliers concernés, ce qui rend son application pratique encore floue.

Dans ce contexte, le spécialiste a mis en garde contre les effets potentiels de cette réforme sur l’économie nationale, estimant qu’elle pourrait impacter l’épargne et l’investissement. Il a rappelé qu’avant 2026, la Tunisie appliquait un impôt limité à la fortune immobilière depuis la loi de finances 2023, avant son extension récente vers une approche plus large de la richesse.

Anis Ben Saïd a en outre relevé que les recettes générées par cet impôt restent modestes, ne dépassant que quelques dizaines de millions de dinars par an, un niveau jugé faible au regard des débats et des tensions qu’il suscite. Selon lui, cette faible performance fiscale contraste avec les nombreuses critiques juridiques et les interrogations sur ses effets économiques.

Par ailleurs, il a appelé à une plus grande clarté dans la définition des actifs concernés afin d’assurer une meilleure sécurité juridique et une application plus cohérente de la mesure fiscale.

Auteur

S. R

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