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L’équipe de Tunisie s’effondre en amical contre la Belgique : Que se passe-t-il ?

  • 8 juin 2026
  • 4 min de lecture
L’équipe de Tunisie s’effondre en amical contre la Belgique : Que se passe-t-il ?

Une défaite en amical même si c’est lourd, mais plus que cela, une ambiance et des coulisses qui inquiètent.

La Presse —Les échos venant du camp de l’équipe nationale ne sont pas rassurants après la lourde défaite contre la Belgique. Un malaise qui ressurgit tout d’un coup alors qu’on pensait que l’ambiance était parfaite, d’après les vidéos diffusées et les déclarations du staff et des joueurs. Ce 5-0, qui ne doit pas être perçu comme une calamité vu que l’on a joué un match amical, a laissé entrevoir beaucoup de défaillances à quelques jours du mondial.

Et ce qu’on a pu recueillir depuis le lieu de stage de la sélection n’est pas très rassurant. Des joueurs sont vexés parce qu’on les a mis sur le banc, d’autres veulent un temps de jeu plus conséquent, une tension qui monte entre Lamouchi et certains cadres, on espère que les choses iront mieux dans les jours qui viennent. Les propos de Lamouchi nous ont paru aussi très sévères et disproportionnés par rapport à un match amical.

Il aurait dû relativiser et protéger plus ses joueurs et ses choix. Perdre contre une équipe belge, formée de fantaisistes doués comme Doku et De Bruyne, n’est pas la fin du monde. La plus grande leçon à tirer de ce revers cuisant est la fragilité défensive d’une équipe qui aurait dû défendre autrement.

Ce qui est inquiétant surtout, est la facilité frustrante avec laquelle les Belges gagnaient les duels, changeaient de rythme, passaient dans les seize mètres sans une farouche résistance. Où sont passés Gharbi, Hadj Mahmoud et Skhiri, qui devaient serrer les espaces et bloquer les accélérations belges, axées sur les deux couloirs ? Et ce quatuor défensif Arous, Talbi, Rekik et Ben Hmida, statique et passif face à De Katelaar et ses équipiers dans les seize mètres ? Et aussi Mouhib Chamekh qui jouait certes sans défense, pourquoi cette lenteur et ce blocage sur les ballons tirés ?

On n’est pas rentré sur le match non pas parce que Achouri, Ayari et Mastouri étaient absents, mais parce que la défense était absente. Quand vous jouez sans défense, et que sur un but, le premier surtout, vous avez trois joueurs belges démarqués et 7 défenseurs tunisiens dans une petite zone en train de regarder la passe de Doku, les choses deviennent inacceptables. A 11 contre 10, il était impossible de faire quoi que ce soit : les jambes étaient lourdes, les têtes ailleurs, et au lieu de casser le jeu et de renforcer la défense, Lamouchi sort un défenseur et met un attaquant, chose que l’on n’arrive pas encore à saisir.

Joueurs qui négocient des transferts

Que fait Houcine Jenayeh l’homme fort de la FTF et celui qui décide de tout en sélection, alors que des joueurs qui devaient se focaliser sur le mondial sont en train de négocier leurs transferts ? Plus d’un joueur est courtisé et accepte ou rejette des offres, alors que l’heure maintenant est au mondial. Les têtes ne sont pas là, c’est clair.

Zyed Jaziri, directeur sportif de l’équipe nationale, et son adjoint Khelil Chemmam, ne semblent pas tenir leur rôle comme il faut. Une équipe qui s’écroule de cette façon est une équipe qui vit mal, qui n’est pas concentrée sur son sujet. A Lamouchi de réanimer ses joueurs, de retravailler sa défense et à dire aux joueurs de bien se placer et gagner leurs duels.

Des joueurs comme Talbi, Rekik, Arous qui jouent dans le haut niveau n’ont pas besoin quand même de consignes pour leur apprendre comment marquer un attaquant et comment se placer. Quelque chose ne va pas bien dans l’équipe. Rien n’est encore perdu, les joueurs tunisiens ont une valeur respectable, ils peuvent jouer nettement mieux. S’acharner sur eux ne servira à rien.

Peut-être bien que cette correction sera un électrochoc utile pour le match de la Suède. On ne peut pas jouer pire enfin !

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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