Mondial 2010 : Issam Chaouali raconte “la Coupe du monde la plus difficile” de sa carrière
Le commentateur sportif tunisien Issam Chaouali a qualifié la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud de l’une des expériences les plus marquantes et difficiles de sa carrière, évoquant une succession de moments de tension, d’émotion et de choc, depuis les éliminatoires jusqu’à la finale du tournoi.
Dans une interview accordée au site winwin, il est revenu sur sa première expérience avec Al Jazeera Sports en 2009, marquée par un contexte particulier en Afrique du Sud, alors perçue à l’époque comme un pays présentant des risques sécuritaires importants, malgré la forte symbolique incarnée par Nelson Mandela et l’impact historique de sa figure lors de l’organisation du Mondial.
Issam Chaouali a notamment évoqué le match Tunisie–Nigeria en éliminatoires, soldé par un score de 2-2. Il raconte avoir perdu partiellement sa voix après le but d’Oussama Darraji, dans un moment d’intense émotion, déclarant alors : “Par Dieu, même si les voix s’éraillent, aucune voix ne s’élève au-dessus de celle des Aigles”.
Il explique avoir cru à une qualification quasiment acquise après cette performance, avant de vivre un véritable choc avec la défaite face au Mozambique, un épisode qu’il décrit comme très difficile émotionnellement, allant jusqu’à dire qu’il s’est effondré et a coupé son téléphone.
Le commentateur est également revenu sur une période passée à Ramallah avec l’équipe olympique tunisienne, où il affirme avoir été chaleureusement accueilli, avant d’être sollicité pour commenter le match Algérie–Soudan, une rencontre entourée de tensions médiatiques et de tentatives de manipulation par certains médias à travers de fausses informations, qui ont selon lui nui à son image dans certains contextes.
Concernant les sélections arabes, Issam Chaouali a exprimé sa déception face à l’absence de l’Égypte du Mondial 2010, malgré la présence d’une génération qu’il considère comme l’une des meilleures de l’histoire du football égyptien, avec notamment Mohamed Aboutrika, Mohamed Barakat et Wael Gomaa.
Il a rappelé que la participation arabe à cette Coupe du monde s’était limitée à l’Algérie, dont il avait commenté notamment le match face aux États-Unis. Il a également évoqué les incidents et difficultés logistiques ayant marqué certaines parties de la couverture médiatique de la compétition.
Sur un autre plan, Issam Chaouali a conclu en évoquant la finale du Mondial 2010 entre l’Espagne et les Pays-Bas, remportée par les Espagnols grâce à Andrés Iniesta, estimant que cette édition reste l’une des plus riches en émotions, en histoires humaines et en moments marquants de toute sa carrière.
R.I



