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Sport

Mondial 2026 : Les supporters arabes à l’épreuve du décalage horaire

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  • 9 juin 2026
  • 3 min de lecture
Mondial 2026 : Les supporters arabes à l’épreuve du décalage horaire

À l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les supporters arabes se préparent à vivre une édition historique marquée par une participation sans précédent de huit sélections arabes.

Mais au-delà des espoirs sportifs suscités par cette présence record, un autre défi mobilise déjà l’attention des passionnés du ballon rond : Celui du décalage horaire.

Avec un écart pouvant atteindre dix heures entre certaines villes hôtes nord-américaines et plusieurs capitales arabes, une grande partie des rencontres sera disputée après minuit ou aux premières heures de la matinée dans la région. Une situation qui place les supporters devant un choix difficile entre obligations quotidiennes et soutien à leurs équipes nationales.

Dans de nombreux pays arabes, la première question qui accompagne désormais, la publication des calendriers n’est plus tant celle de l’adversaire que celle de l’heure de diffusion locale. Un sujet qui, depuis belle lurette réservé aux diffuseurs et aux responsables de programmation, s’est imposé au cœur des discussions des amateurs du football.

Les supporters marocains figurent parmi les mieux lotis, les trois rencontres du premier tour des Lions de l’Atlas devant débuter à 23 heures, un horaire relativement favorable qui permettra à une large partie du public de suivre les matchs sans bouleverser complètement son quotidien.

À l’inverse, les supporters jordaniens devront faire preuve d’une grande détermination pour accompagner leur sélection lors de sa première participation à une phase finale de la Coupe du Monde.

Les rencontres des « Nashama » sont programmées entre cinq et sept heures du matin, poussant même les autorités du Royaume à retarder exceptionnellement le début de la journée de travail lors des jours de match afin de permettre aux citoyens de suivre leur équipe nationale.

Les supporters égyptiens, algériens et tunisiens seront eux aussi confrontés à des horaires peu favorables, étant donné que certaines rencontres seront programmées entre deux et six heures du matin.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix ont déjà appelé à des aménagements des horaires de travail ou à des mesures exceptionnelles afin de permettre aux supporters de vivre pleinement l’événement.

Dans les pays du Golfe, la situation apparaît plus contrastée. Les supporters qataris bénéficieront d’horaires relativement confortables, tandis que ceux de l’Arabie Saoudite devront composer avec des rencontres programmées aussi bien en soirée qu’au milieu de la nuit.

Les supporters irakiens, quant à eux, semblent prêts à veiller tard pour accompagner une sélection dont la qualification au Mondial a été vécue comme un véritable événement national.

Malgré les contraintes imposées par le calendrier et les fuseaux horaires, la ferveur reste intacte à travers le monde arabe. Pour des millions de supporters, le soutien à la sélection nationale demeure une priorité, même au prix de nuits blanches et de journées plus longues.

Lire aussi:  Une finale arabe au Mondial 2026 ? Analyse des chances des huit représentants

Une mobilisation qui illustre l’attachement profond des peuples arabes au football et l’importance symbolique que revêt la participation de leurs équipes à la plus prestigieuse des compétitions internationales.

À l’heure de l’Amérique du Nord ou à celle du cœur, les supporters arabes semblent ainsi prêts à relever le défi du décalage horaire pour vivre pleinement cette Coupe du Monde 2026.

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Auteur

La Presse

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