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Bambalouni : le goût de l’été tunisien qui séduit désormais le monde

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  • 9 juin 2026
  • 4 min de lecture
Bambalouni : le goût de l’été tunisien qui séduit désormais le monde

À peine les premiers rayons du soleil réchauffent-ils les côtes tunisiennes que les files d’attente se reforment devant les échoppes de bambalouni. De La Goulette à Hammamet, de Bizerte à Djerba, ce beignet doré est l’un des symboles les plus populaires de la saison estivale. Mais c’est à Sidi Bou Saïd, perché sur sa colline dominant le golfe de Tunis, que cette gourmandise a acquis son statut légendaire. Ici, été comme hiver, il est presque impossible d’imaginer une promenade dans les ruelles blanches et bleues sans un bambalouni encore chaud à la main.

Cette spécialité tunisienne vient d’ailleurs de recevoir une nouvelle consécration internationale. En janvier 2026, la plateforme gastronomique mondiale TasteAtlas a classé le bambalouni à la 18e place de son palmarès des 100 meilleurs desserts au monde, sur plus de 2 200 desserts évalués à travers la planète. Un classement établi à partir de plus de 97 000 évaluations validées d’amateurs et d’experts culinaires. Cette reconnaissance confirme le rayonnement croissant de la gastronomie tunisienne bien au-delà de ses frontières.

Pour les Tunisiens, toutefois, le bambalouni n’a pas attendu les classements internationaux pour entrer dans le patrimoine national. Son histoire est intimement liée à celle des stations balnéaires et des lieux de promenade du pays. Son odeur de pâte frite et de sucre évoque les vacances, les soirées d’été en bord de mer, les sorties familiales et les escapades entre amis.

À Sidi Bou Saïd, le phénomène dépasse même le simple cadre culinaire. Le bambalouni est devenu un élément de l’identité touristique du village. Chaque année, des milliers de visiteurs tunisiens et étrangers gravissent les ruelles pavées pour admirer les paysages du village et s’arrêter devant les célèbres boutiques spécialisées. La dégustation du beignet chaud fait désormais partie intégrante de l’expérience de visite, au même titre que le thé à la menthe aux pignons ou les panoramas sur la Méditerranée.

La recette, pourtant, reste d’une simplicité désarmante. Une pâte levée à base de farine, d’eau, de levure et d’une pincée de sel est façonnée en anneau puis plongée dans une huile chaude jusqu’à obtenir une couleur dorée. Le beignet est ensuite généreusement saupoudré de sucre, parfois accompagné de miel selon les préférences. Ce mélange de simplicité, de fraîcheur et de gourmandise explique sans doute son succès qui traverse les générations.

Au fil des décennies, le bambalouni est devenu bien plus qu’une simple pâtisserie. Il représente une forme de convivialité typiquement tunisienne. On le partage en famille après une baignade, entre amis lors d’une promenade nocturne ou encore lors d’une halte improvisée face à la mer. Son prix accessible et sa préparation artisanale lui ont permis de conserver son caractère populaire malgré l’évolution des habitudes de consommation.

La reconnaissance internationale accordée par TasteAtlas vient également rappeler l’importance du patrimoine culinaire tunisien. Ces dernières années, plusieurs spécialités nationales ont attiré l’attention des critiques gastronomiques et des médias spécialisés, contribuant à renforcer l’image de la Tunisie comme destination de saveurs authentiques. Le classement du bambalouni parmi les vingt meilleurs desserts du monde constitue ainsi une vitrine supplémentaire pour la richesse de la cuisine tunisienne.

Alors que la saison estivale bat son plein, le bambalouni continue de réunir toutes les générations autour d’un plaisir simple. Dans les stations balnéaires, les médinas ou les villages côtiers, il demeure l’une de ces traditions qui résistent au temps. Car en Tunisie, la mer, les vacances et le bambalouni semblent appartenir à une même histoire. Une histoire faite de saveurs, de souvenirs et d’un savoir-faire qui, aujourd’hui, séduit jusqu’aux quatre coins du monde.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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