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Economie

Sécurité alimentaire : La FAO Tunisie mise sur une alliance Arabo-Africaine pour faire face à la crise mondiale

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  • 10 juin 2026
  • 3 min de lecture
Sécurité alimentaire : La FAO Tunisie mise sur une alliance Arabo-Africaine pour faire face à la crise mondiale

Devant l’urgence climatique et économique, Nabil Assaf, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en Tunisie (FAO Tunisie), appelle à une intégration stratégique et à une révolution technologique pour transformer l’agriculture régionale. 

C’est en marge de la Conférence arabo-africaine sur les systèmes alimentaires et les industries manufacturières, organisée en collaboration entre l’Union arabe des industries alimentaires et le gouvernement tunisien, représenté par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que plusieurs organisations onusiennes et régionales concernées par le développement que l’intervenant a mis l’accent sur l’urgence de se pencher sur la sécurité alimentaire au niveau africain.

L’alerte est justement maximale sur le front de la sécurité alimentaire mondiale. Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord, a dressé un constat sans concession lors de la Conférence précitée. En effet, nourrir la planète devient désormais un défi titanesque. Face à la flambée des prix et à l’érosion du pouvoir d’achat, des millions de personnes peinent à accéder à une alimentation saine. Pour renverser la vapeur, l’ONU prône une réponse collective et interconnectée basée sur une solidarité renforcée entre les pays arabes et africains.

Défis structurels

Guerres, conflits armés, ruptures des chaînes d’approvisionnement, sécheresses chroniques et stress hydrique… les systèmes agricoles subissent de plein fouet une crise multisectorielle majeure qui menace directement la production. Pour le représentant de la FAO, l’un des principaux freins reste le déficit technologique dans la production et la transformation. L’urgence est donc à la modernisation immédiate. « Accélérer la transition numérique et technique est désormais le seul moyen de doper la productivité tout en protégeant efficacement les cultures des aléas climatiques », a indiqué M. Assef.

Réinventer l’agriculture 

Pour bâtir des systèmes alimentaires résilients, Nabil Assaf propose une feuille de route axée sur des leviers humains et financiers indispensables. « Il s’agit d’abord de séduire la jeunesse en transformant la terre en un secteur moderne, rentable et innovant capable d’attirer les jeunes talents. Parallèlement, il est crucial d’assainir le climat des affaires pour rassurer les banques, les investisseurs et les bailleurs de fonds internationaux afin de sécuriser les financements. Enfin, l’autonomisation des femmes doit être une priorité absolue en leur facilitant l’accès aux crédits et en les intégrant pleinement à tous les maillons de la chaîne de valeur, de la récolte jusqu’au stockage », a-t-il laissé entendre.

Le pari de la complémentarité régionale

La solution durable réside dans la complémentarité et la solidarité géopolitique régionale. En unissant les terres fertiles des uns, les capitaux financiers des autres et les compétences humaines disponibles, l’espace arabo-africain dispose de tous les atouts pour sceller des partenariats stratégiques d’envergure. L’enjeu ultime de cette synergie s’aligne parfaitement sur les objectifs de développement de l’ONU qui visent à garantir une meilleure production, une nutrition optimisée, un environnement préservé et une vie digne pour tous, avec la ferme volonté de ne laisser personne de côté.

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Auteur

Abir Chemli

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