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Mondial 2026 : Entre paradoxes, restrictions et inquiétudes

  • 11 juin 2026
  • 5 min de lecture
Mondial 2026 : Entre paradoxes, restrictions et inquiétudes

Cette édition 2026 sera la plus controversée. Tensions diplomatiques, restrictions de voyage, menaces sanitaires, conditions climatiques extrêmes, contraintes logistiques, hausse du coût de la vie, ce sont là des obstacles, entre autres, qui entament l’image du plus grand Mondial de l’histoire avant même le premier match.

La Presse — L’équipe nationale tunisienne de football est arrivée lundi soir à Monterrey, au Mexique, pour participer à la Coupe du monde de la Fifa 2026, co-organisée par le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, qui débute aujourd’hui et qui se prolongera jusqu’au 19 juillet.

Les « Aigles de Carthage » disputeront leur septième Coupe du monde, la troisième consécutive. Ils entameront l’aventure face à la Suède le 15 juin au stade de Monterrey. Ils affronteront ensuite le Japon au même endroit le 21 juin pour leur deuxième match du Groupe F. Leur dernier match de poule aura lieu contre les Pays-Bas le 26 juin à Kansas City, aux Etats-Unis.

La page est donc tournée. Il ne s’agit plus de ressasser les événements qui ont eu lieu lors de la dernière sortie de l’Equipe de Tunisie. Etant à pied d’œuvre, il n’y a plus de place pour les souvenirs bons et mauvais qui ont émaillé cette préparation pour le Mondial.

Cette édition 2026 sera pour l’histoire la plus controversée pour plusieurs raisons. La première et la plus importante concerne les lieux choisis pour les rencontres qui se dérouleront dans des stades éloignés de milliers de kilomètres. De longs déplacements, une nouvelle réadaptation avec le milieu ambiant et surtout que tout se passe en plein été. Une chaleur suffocante qui vient s’ajouter aux difficultés extra-sportives suscitant déjà des inquiétudes à quelques heures du coup d’envoi de cette Coupe du monde nord-américaine.

Tensions diplomatiques,  restrictions de voyage, menaces sanitaires, conditions climatiques extrêmes, contraintes logistiques, hausse du coût de la vie, ce sont là des obstacles, entre autres, qui entravent l’image du plus grand Mondial de l’histoire avant même le premier match.

A se demander comment se comportera dorénavant la Fifa, au cas où le pays organisateur refusera d’accorder des visas pour une équipe qualifiée ou son public, ou encore un arbitre convoqué pour officier, mais qu’on refoule à sa  descente de l’avion.

Les autorités américaines ont finalement accordé des visas aux joueurs iraniens ainsi qu’à une partie de leur encadrement.

Mais les supporters sénégalais et ivoiriens demeurent frappés par des restrictions prévues au sein des mesures migratoires américaines touchant certains pays africains. Ils ne savent pas encore ce que décideront les autorités locales.

Si des dérogations sont prévues pour les joueurs, les membres des délégations officielles et leurs familles, les fans restent exclus de ces exemptions.

La réapparition d’Ebola en Afrique centrale constitue également une source d’inquiétude. Des restrictions sanitaires mises en place par les Etats-Unis, limitent l’entrée sur leur territoire aux personnes ayant récemment séjourné dans certaines zones touchées par l’épidémie.

La forte chaleur inquiète les organisateurs

On a prévu des « pauses fraîcheur » dans tous les matchs. Plusieurs villes hôtes, notamment au Texas, en Floride ou en Californie, sont susceptibles d’enregistrer des températures particulièrement élevées pendant la compétition.

Les spécialistes estiment que le changement climatique pourrait faire de l’édition 2026 l’une des plus chaudes de l’histoire du tournoi.

Indépendamment de ces aspects sportifs, un autre obstacle économique et organisationnel majeur est venu se greffer sur cette organisation tentaculaire.

Il s’agit du marché parallèle, concernant la mise en vente de faux maillots.

Les prix élevés des équipements ont poussé les  supporters vers des copies vendues dix fois moins cher.

N’empêche, ce Mondial 2026 brassera des sommes phénoménales et l’argent coulera à flots. Mais que devient notre sélection, installée dans la ville de Monterrey, capitale de l’Etat du Nuevo León au Mexique, à une altitude moyenne d’environ 537 à 546 mètres au-dessus du niveau de la mer ?

Les joueurs ont certainement eu le temps de panser leurs blessures, surtout psychologiques. L’effectif choisi, dos au mur, n’a plus qu’à resserrer les coudes pour apparaître sous un jour meilleur lors de sa première sortie, pour reprendre confiance et pouvoir prétendre à mieux. La qualité des joueurs y est, mais le manque d’expérience a joué un mauvais tour à ce groupe que le sélectionneur a retenu.

Et c’est la raison pour laquelle nous pensons que ce sont les joueurs qui détiennent la clé de l’avenir de cette équipe entre les mains. Ils nous ont montré ce dont ils sont capables lorsque l’enthousiasme et le désir de se surpasser sont bien présents. Le match à livrer contre la Suède servira de détonateur, car dans ce genre de tournois qualificatifs, celui qui s’accapare l’initiative a toutes les chances de sauter le pas.

Auteur

Kamel GHATTAS

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