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Sport

Affaire de l’arbitre somalien expulsé des USA : « Nous ne sommes pas les maîtres du monde », déclare Infantino

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  • 11 juin 2026
  • 2 min de lecture
Affaire de l’arbitre somalien expulsé des USA : « Nous ne sommes pas les maîtres du monde », déclare Infantino

Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a réagi mercredi à l’expulsion du territoire américain de l’arbitre somalien Omar Artan, qualifiant la situation de « regrettable ». Lors d’une conférence de presse, le patron du football mondial a tenu à recadrer le rôle de son organisation face aux prérogatives des gouvernements.

« C’est malheureux ce qui est arrivé à Omar, l’arbitre somalien, mais au bout du compte, nous ne contrôlons pas tout », a déclaré Infantino. « Nous essayons toujours de trouver des solutions, mais il faut accepter que nous ne sommes pas les maîtres du monde pour imposer nos décisions aux gouvernements et aux forces de police. Nous sommes une organisation sportive. »

Élu meilleur arbitre d’Afrique l’année dernière, Omar Artan devait entrer dans l’histoire en devenant le premier Somalien à officier lors d’une phase finale de Coupe du monde.

Bien qu’il ait affirmé être en possession d’un visa en règle, l’officiel a été refoulé le week-end dernier à l’aéroport international de Miami, puis expulsé vers la Turquie. Selon un responsable du Département d’État américain, l’arbitre s’est vu interdire l’accès au territoire en raison de « liens présumés avec des personnes appartenant à des organisations terroristes ».

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions de visas qui touche l’organisation du tournoi. Interrogé par un journaliste britannique sur une éventuelle « perte de contrôle » de la FIFA — qui fait également face au refus de Washington d’accorder des visas à 15 membres du staff de l’équipe nationale iranienne —, Gianni Infantino a choisi de retourner la question par une analogie :

« En 2035, nous espérons que la Coupe du monde féminine aura lieu au Royaume-Uni. Serait-il normal que la FIFA dicte au gouvernement britannique qui est autorisé à entrer dans le pays et qui ne l’est pas ? Je ne sais pas, peut-être trouvez-vous cela normal ? »

Pour conclure, le président de la FIFA a appelé les médias à « la retenue et au calme », tout en clarifiant que l’instance restait active en coulisses sur ces dossiers diplomatiques.

« Quand je dis de rester calme, cela ne veut pas dire de ne rien faire, cela veut dire que nous y travaillons », a-t-il précisé, avant de rappeler la réalité géopolitique actuelle : « Notre monde est aujourd’hui sous haute tension, et les règles de sécurité passent avant tout le reste. »

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Auteur

La Presse

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