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La Tunisie s’attaque à l’anarchie des trottinettes électriques

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  • 12 juin 2026
  • 2 min de lecture
La Tunisie s’attaque à l’anarchie des trottinettes électriques

Un groupe de travail est en phase finale d’élaboration des textes juridiques encadrant l’importation, la fabrication, la distribution et la vente des engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, a annoncé le coordinateur général de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière, Saber Khafifi.

Selon lui, un cahier des charges a été finalisé et sera publié prochainement. “Élaboré avec la participation de 14 ministères, ce document vise à réglementer les conditions d’importation, de production et de commercialisation des motos, tout en intégrant un encadrement définitif de l’usage des motos et des trottinettes électriques”, a-t-il encore précisé, dans une déclaration accordée à Diwan Fm.

Cette initiative intervient alors que ces engins connaissent une utilisation croissante en Tunisie, dans un contexte marqué par l’absence de cadre juridique spécifique.

De son côté, le membre du bureau national de l’Association tunisienne pour la sécurité routière, Lotfi Gharbal, a souligné que l’importation des trottinettes électriques reste actuellement anarchique, faute de cahier des charges et de normes techniques clairement définies.

Il a estimé que la situation demeure floue en raison de l’absence de statistiques officielles et de réglementation spécifique, appelant à combler rapidement ce vide juridique.

Le spécialiste a rappelé que la vitesse des trottinettes électriques ne devrait pas dépasser 25 km/h. Il a également cité l’exemple de la France, où leur usage est strictement encadré : interdiction pour les moins de 14 ans, obligation de circuler sur des pistes dédiées, interdiction des trottoirs, assurance obligatoire, et interdiction d’utiliser un téléphone ou des écouteurs en circulation.

Critiquant le vide législatif en Tunisie, il a appelé le ministère du Transport à accélérer la mise en place de règles claires pour encadrer la circulation de ces engins.

Enfin, il a plaidé pour la création d’une instance indépendante dédiée à la sécurité routière, chargée de suivre les évolutions des nouveaux modes de transport et d’adapter la réglementation en conséquence.

R.I

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Auteur

La Presse

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