Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf : « Nous apporterons tout le soutien nécessaire pour mobiliser davantage le secteur privé »
Le secrétaire général de la Zlecaf a exprimé la volonté commune de ce marché et des représentants du secteur privé de surmonter les difficultés, avec l’apport des autorités gouvernementales, et ce, à travers un plan d’action sur lequel ils sont convenus lors de cette visite, et qui vise, entre autres, à encourager le financement du commerce intra-africain.
La Presse —Il était en visite officielle en Tunisie pendant trois jours, et ce, du 10 au 13 courant. Le secrétaire Général de la Zone de libre-échange continentale africaine Zlecaf Wamkele Mene a donné hier une conférence de presse à l’Académie diplomatique internationale de Tunis pour mettre en exergue les efforts qu’entretient la Zlecaf avec ses différents partenaires afin de mettre en œuvre un plan d’action à même d’encourager l’intégration économique au sein de la zone et en Afrique en général.
Il a assuré qu’il sera à Tunis pour la 22e édition du Forum de l’investissement de Tunis, qui se tiendra les 25 et 26 juin 2026, témoignant ainsi de l’engagement de cette organisation en faveur de l’amélioration du climat d’investissement sur le continent africain, mais aussi en guise de continuité des efforts de la Zlecaf afin d’endiguer les difficultés auxquelles fait face le secteur privé, notamment en matière de financement des investissements.
Durant sa visite, le secrétaire général de la Zlecaf a effectué deux journées marathon de rencontres, notamment avec des responsables gouvernementaux, dont le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, mais aussi des représentants du secteur privé. Wamkele a insisté sur l’importance du rôle de ce dernier dans les efforts visant à atteindre les objectifs de développement et d’encouragement à l’investissement, ainsi que dans la promotion des échanges commerciaux intra-africains.
Mécanismes de soutien au secteur privé
Partant du fait que 86% des exportations tunisiennes sont destinées à des pays européens, Wamkele a assuré qu’avec les partenaires tunisiens, la Zlecaf travaille sur la diversification des marchés notamment pour le secteur privé. «Nous avons discuté avec les acteurs du secteur privé des différents mécanismes disponibles afin de réalisé ses objectifs».
Le premier est d’ordre financier, avec le fonds d’ajustement de la Zlecaf et l’apport de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Le deuxième mécanisme est une plateforme électronique de paiement visant à faciliter les transactions financières. Le troisième est un ensemble de plateformes digitales disponibles qui favorisent les échanges économiques et commerciaux entre les différentes parties prenantes. Quant à la plateforme fiscale unifiée, Wamkele a précisé, en réponse à la question de La Presse, que cette plateforme relève d’une commission technique spéciale.
Le secrétaire général de la Zlecaf a insisté sur les efforts fournis afin d’endiguer les difficultés existantes qui entravent les investissements. Il a évoqué celles relatives aux défaillances en matière d’infrastructure, du coût de financement du commerce, et bien d’autres comme la connectivité et le transport. Wamkele a exprimé la volonté commune de la Zlecaf et des représentants du secteur privé de surmonter ces difficultés, avec l’apport des autorités gouvernementales, et ce, à travers un plan d’action sur lequel ils sont convenus lors de cette visite, et qui vise, entre autres, à encourager le financement du commerce intra-africain. Pour les prochaines étapes, il a assuré qu’il sera procédé à l’identification des opportunités existantes, notamment avec le secteur privé, grâce à des études de marché pointues. Ces études, a-t-il estimé, sont importantes pour le développement des objectifs d’implantation de la Zlecaf à un rythme plus soutenu.
Pour ce qui est du rôle de la Tunisie, Wamkele Mene a salué l’expertise pointue des compétences tunisiennes actuellement mobilisées au sein du secrétariat de la Zlecaf. Il a réaffirmé sa volonté de renforcer le partenariat avec Tunis, non seulement sur le plan commercial, mais aussi sur le développement des capacités institutionnelles. L’enjeu est de taille : il s’agit de structurer les échanges intra-africains en bâtissant des chaînes de valeur régionales robustes, capables de transformer les ressources du continent en produits finis.
«Avec le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, nous avons eu des discussions en cours pour endiguer les difficultés auxquelles ce plan d’action peut faire face», a-t-il ajouté. «Nous apporterons tout le soutien nécessaire pour surmonter les difficultés afin de mobiliser davantage le secteur privé».
Wamkele a assuré que la Zlecaf continue de travailler avec les différents partenaires, notamment les institutions financières et les banques, pour trouver des solutions dont celles relatives au coût du transport afin de le rendre à portée de main des acteurs économiques et booster ainsi les échanges commerciaux.



