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Étranglée puis brûlée : les détails glaçants du meurtre de l’avocate Mongia Manaï

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  • 19 juin 2026
  • 3 min de lecture
Étranglée puis brûlée : les détails glaçants du meurtre de l’avocate Mongia Manaï

La première audience consacrée à l’interrogatoire des accusés dans l’affaire du meurtre de l’avocate Mongia Manaï s’est ouverte, vendredi, devant le tribunal de première instance de Tunis. À cette occasion, le rapport médico-légal et plusieurs éléments de l’enquête ont été présentés publiquement, mettant en lumière les circonstances particulièrement violentes du crime.

Selon les conclusions du médecin légiste, la victime n’est pas décédée de causes naturelles ni à la suite d’une simple agression. L’autopsie a établi que la mort est survenue à la suite d’un étranglement volontaire à l’aide d’un foulard ou d’une pièce de tissu, confirmant ainsi la thèse d’un homicide intentionnel.

Le rapport révèle également qu’après le décès de la victime, une substance hautement inflammable aurait été répandue sur son corps avant que celui-ci ne soit entièrement incendié. Les enquêteurs estiment que cette opération visait à effacer les traces du crime et à empêcher l’identification de la victime en altérant ses traits physiques.

Les investigations menées par les services de la police scientifique ont par ailleurs mis en évidence plusieurs indices laissant supposer une préparation préalable de l’acte criminel. Les analyses techniques ont notamment conclu à l’utilisation de gants durant toute la présence des auteurs présumés sur les lieux du crime, dans le but d’éviter de laisser des empreintes ou d’autres traces exploitables par les enquêteurs.

Les experts ont en outre relevé d’importantes traces de sang appartenant à la victime dans plusieurs pièces de la maison, notamment dans la cuisine, le salon, la chambre à coucher ainsi que dans le sous-sol. Ces constatations pourraient indiquer que la victime a tenté de résister à ses agresseurs ou que son corps a été déplacé à plusieurs reprises à l’intérieur du domicile après les faits.

Autre élément majeur du dossier : l’exploitation des systèmes de vidéosurveillance. Les investigations ont révélé que certaines séquences enregistrées par les caméras installées au domicile de l’avocate avaient été volontairement supprimées ou altérées afin de masquer les moments correspondant à l’entrée et à la sortie des auteurs présumés.

Pour reconstituer le déroulement des événements, les enquêteurs ont eu recours aux enregistrements de caméras appartenant à des habitations voisines ainsi qu’à ceux d’un établissement bancaire situé à proximité du lieu du crime. Ces images ont permis d’établir une chronologie plus précise des faits et de retracer les déplacements des personnes aujourd’hui poursuivies dans cette affaire.

L’ouverture des interrogatoires marque une nouvelle étape judiciaire dans un dossier qui a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique. Les débats devraient se poursuivre lors des prochaines audiences afin d’examiner l’ensemble des éléments matériels et techniques réunis par l’instruction et de déterminer les responsabilités des accusés.

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Auteur

La Presse

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