Plus que les choix de joueurs et de plan de jeu, l’équipe de Tunisie doit absolument se surpasser et laver l’affront du premier match. Dahmen, Tounekti, Hadj Mahmoud et Chaouat feront leur retour au onze-type.
La Presse — Ce n’est pas la première fois que l’équipe de Tunisie se trouve en mauvaise posture en coupe du monde ou à la CAN.
Mais pour ce mondial dont le départ raté rappelle celui d’autres éditions, le revers 5-1 est venu briser une image qu’on voulait redorer après l’arrivée de Sabri Lamouchi.
Une image d’équipe renouvelée qui donne sa chance à de nouveaux éléments de meilleure qualité, plus jeunes, moins influents aux vestiaires.
Le rêve a été brisé pour diverses raisons, le 5-1 contre la Suède est venu rappeler que les choses n’ont pas changé dans les rouages, que le clanisme et l’ambiance délétère ont fait du mal à la performance globale.
Et nous revoilà à la case de départ : de vieux lieutenants sont allés avec leurs problèmes et leur énergie négative, d’autres leur ont succédé.
Maintenant, on attend qu’Hervé Renard change ce décor morose et soigne, en quelques jours, un mal endémique.
Le match contre le Japon est, avant tout, un match de gaillards, de joueurs qui doivent se sentir coupables et qui voudront se racheter et se faire pardonner.
Un match qui doit être réussi pour d’abord redonner un peu de dignité à des joueurs qui ont vu leurs équipiers africains faire nettement mieux qu’eux.
Des changements
Hervé Renard ne pourra pas adopter tous les choix de son prédécesseur, question de se démarquer bien sûr.
Et question aussi de trouver un autre onze plus cohérent et plus solide défensivement pour oublier le premier échec contre la Suède.
Dans les bois, Aymen Dahmen fera son retour à la place de Mouhib Chamekh, qui a dû payer cher ses erreurs et celles de la défense tunisienne.
Dahmen, avec plus d’expérience, doit rassurer ses équipiers et user de son vécu pour aider la défense. Justement, Renard ne compte pas changer grand-chose derrière à l’exception peut-être de Rekik qui peut céder sa place à Bronn, et ainsi on retrouvera la fameuse défense de Sami Trabelsi. En milieu, Skhiri, malgré une bourde monumentale qui a tué le match contre la Suède, est sûr de partir, alors que Khedhira ne le serait pas. Hadj Mahmoud est celui qui a le plus de chances de commencer.
Si Mejbri n’a pas de soucis pour préserver sa place comme relayeur-relanceur qui devrait changer de registre et être près des pivots, Elyes Sâad, lui, qui a joué en avant-centre contre la Suède, devra convaincre Renard pour une place sur le couloir droit. Il a Ben Slimene et Achouri comme concurrents, alors qu’à gauche, Tounekti est le mieux nanti pour commencer. Firas Chaouat devrait, lui, reprendre sa place d’attaquant de pointe et aura un rôle de fixation avec ses appels et le jeu en profondeur.
Un onze relooké bien sûr qui optera pour un plan de jeu différent, plus offensif. Mais encore faut-il trouver l’énergie et le cœur pour le faire.



