Rentrée universitaire 2026-2027 : introduction de nouvelles licences
L’année universitaire 2026-2027 sera marquée par l’introduction de nouveaux parcours de licence nationale, portant le nombre total de filières et de spécialités à 1 190, contre environ 1 130 au cours de l’année universitaire actuelle. C’est ce qu’a annoncé Mounir Ayadi, directeur général de la rénovation universitaire au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.
Dans une déclaration accordée à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), M. Ayadi a précisé que les établissements d’enseignement supérieur publics et privés ont soumis 1 904 offres de formation sur la plateforme de la Direction générale de la rénovation universitaire. Parmi celles-ci, 1 328 émanent du secteur public et 576 du secteur privé. Le responsable a ajouté que le ministère a finalisé l’examen des dossiers du secteur public, en raison de leur lien direct avec le calendrier de l’orientation universitaire, tandis que l’évaluation des dossiers des établissements privés est toujours en cours.
Le directeur général a souligné que ces 1 190 offres de formation sont jugées suffisantes pour accueillir environ 85 000 étudiants, en prévision des résultats de la session de contrôle du baccalauréat. Il a également affirmé que le ministère a veillé à diversifier les offres afin de répondre aux attentes des bacheliers dans les différentes disciplines.
Ce renouvellement des cursus s’avère indispensable puisque l’accréditation des licences actuelles arrive à expiration au terme de l’année universitaire 2025-2026, obligeant ainsi les universités à formuler de nouvelles propositions. Selon M. Ayadi, l’évaluation de ces programmes repose sur plusieurs critères stricts, notamment leur cohérence avec le projet de l’établissement et de l’université, la capacité logistique et pédagogique d’assurer la formation, ainsi que la réalisation d’études de marché évaluant les besoins économiques, sociaux et culturels aux niveaux régional, national et international. L’objectif ultime demeure l’acquisition par l’étudiant de compétences facilitant son insertion professionnelle.
Les universités sont par ailleurs appelées à renforcer leurs synergies avec le tissu économique, social et industriel de leur région pour concevoir des formations ciblées. M. Ayadi a cité en exemple l’engouement croissant pour les spécialités paramédicales, particulièrement prisées sur le marché de l’emploi.
Enfin, les nouvelles offres de formation font la part belle aux technologies modernes et aux métiers d’avenir. Une nouvelle tendance émerge également : la création de parcours co-diplômants et interdisciplinaires entre deux établissements d’une même université. Ces cursus hybrides associent des domaines variés tels que la biologie et l’informatique, les arts et l’informatique, les sciences économiques et de gestion et l’informatique, ou encore les métiers du patrimoine en partenariat avec des institutions culturelles. Pour le responsable, cette approche transversale incarne une vision moderne visant à moderniser l’enseignement supérieur et à accroître l’attractivité des universités tunisiennes.



