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L’équipe nationale à la croisée des chemins : Il s’agit de ne plus se tromper

  • 1 juillet 2026
  • 4 min de lecture
L’équipe nationale à la croisée des chemins : Il s’agit de ne plus se tromper

Trouver un sélectionneur de qualité et assainir les vestiaires et l’entourage de l’équipe pour bien repartir.

La Presse — Que n’a-t-on pas dit, que n’a-t-on pas inventé pour enfoncer cette équipe nationale ? D’ailleurs, ce qui est le plus surprenant, c’est qu’un certain nombre de médias étrangers se sont essayés au rôle d’investigateurs pour tomber à bras raccourcis sur ce « onze »   monté par la FTF, en cette année du Mondial 2026.

C’est ce qu’en fin de compte, l’Histoire retiendra, comme elle a retenu les noms de l’équipe de Tunisie et de ceux qui ont réussi à relancer le continent africain en 1978 au niveau des estimations de la Fifa, que cette même équipe a été hors sujet au mondial 2026.

Passons. Le monde ne s’est pas arrêté et le prestige du football tunisien, certes sérieusement écorché, ne sera pas jugé à l’aune de cette piètre prestation, dont les secrets seront peut-être révélés un de ces jours par ceux qui, complices, se sont tus et couvert bien des dépassements. Maintenant que va-t-il se passer?

Il est inutile de revenir sur les demandes de dissolution de ce piètre bureau fédéral. Le sport tunisien, le football tunisien, n’est pas en mesure de soutenir les incontournables sanctions qui s’en suivraient. Notre sport n’est plus en position de force, au point d’imposer son point de vue. Il l’était.

Notre football, avec un seul stade valide, n’est plus en mesure de taper sur la table pour se faire respecter.  Nous craignons même d’être obligés un de ces jours de demander à ce que nos rencontres internationales soient désignées dans un des stades du voisinage, faute de terrain homologué.

Dans ces conditions, comment sortir la tête de l’eau ?

Tout simplement en désignant un sélectionneur qui ne traîne pas de casseroles à sa suite. Et il n’y en a pas beaucoup. S’il est étranger, il faudrait qu’il ait assez de personnalité pour d’abord dissoudre les clans qui se sont créés au niveau de l’équipe et éviter de se laisser « tunisifier » par les chasseurs en eaux  troubles.  Plus facile à dire qu’à appliquer.

S’il est tunisien, il faudrait regarder à deux fois avant de le désigner parmi ceux qui ont la possibilité d’accéder à cet honneur. C’est la raison pour laquelle ceux qui ont été pressentis hésitent ou refusent. Ils tiennent à conserver un minimum de bon sens en refusant et ne souhaitent que rester là où ils sont. A l’étranger, bien au chaud, respectés et bien protégés par leur réussite.

Nul n’est irremplaçable

L’ambiance pour le moment, et tant qu’il n’y aura pas délimitation des responsabilités au sein d’un véritable professionnalisme, est infestée d’agents de joueurs qui ne renonceront pas à leur malveillante action. Sans oublier ce regain de régionalisme qui n’a jamais été aussi virulent, (ce qui représente un danger pour la sécurité du pays), que ces derniers temps. Les derniers choix pour ce Mondial et les mobiles évoqués ou perçus de la part de la FTF n’ont pas facilité les choses.

Tant et si bien que public ou joueurs ne ressentent plus ce lien invisible, mais sentimentalement fort, qui unit  les deux parties pour monter à l’assaut de l’adversaire.

Quoi qu’il en soit, la solution sera trouvée et l’on repartira vers la reconquête d’une crédibilité perdue et qui est d’autant plus importante qu’elle conditionne toute action future. Tel que l’avait dit Renard lors de son bref passage, « tout n’est pas à jeter ». Ceux qui ont été à la base de cette ambiance de suspicion et de méfiance sont à écarter en premier lieu. Quels qu’ils soient.  Nul n’est irremplaçable. En revenant aux fondamentaux qui, jadis, avaient fait la force de cette équipe, nous pourrions remonter la pente et reprendre goût à l’effort.

Mais qu’on le veuille ou non, tout tient à la position qu’adoptera la Tutelle en sa qualité de garante de l’éthique sportive et de gardienne de la solidarité nationale. Si l’impunité est de rigueur, pour ne pas faire de vagues, est choisie, il faudrait être prêt à revoir le même scénario dans quelques mois.

Moralité de toute cette histoire : il ne s’agit plus de se tromper.

Auteur

Kamel GHATTAS

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