Laboratoires privés : suspension du tiers payant à partir du 13 juillet
Le syndicat tunisien des biologistes privés a annoncé que les laboratoires d’analyses médicales privés traversent une grave crise financière en raison du non-paiement de leurs créances par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) depuis plus de sept mois. Face à cette situation, il a décidé de suspendre le système du tiers payant à compter du 13 juillet 2026.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le syndicat précise que cette décision a été prise lors de son assemblée générale extraordinaire tenue le 30 juin 2026. La suspension concernera toutes les formes du système du tiers payant, aussi bien pour les maladies ordinaires que chroniques.
Le syndicat souligne toutefois que les analyses médicales continueront d’être assurées au profit de tous les assurés sociaux affiliés au régime du médecin de famille, sans exception. Les patients devront désormais régler directement les frais des analyses auprès des laboratoires, avant d’être remboursés ultérieurement par la CNAM conformément aux procédures en vigueur.
Selon le communiqué, cette mesure ne vise pas les patients et ne remet pas en cause leur droit aux soins. Elle a pour objectif de préserver la continuité des activités des laboratoires et de garantir la pérennité des services de santé, alors que la crise financière actuelle menace sérieusement la survie de ce secteur essentiel et alourdit les charges financières et opérationnelles des établissements.
Le syndicat tunisien des biologistes privés appelle les autorités compétentes à intervenir en urgence afin de régler les créances en souffrance et de mettre en place des solutions durables garantissant la stabilité du système de santé et empêchant la répétition de telles crises.
Enfin, le syndicat a décidé de maintenir son assemblée générale en session permanente afin de suivre l’évolution de la situation et de prendre, si nécessaire, de nouvelles mesures. Il réaffirme également sa disponibilité au dialogue pour trouver des solutions durables répondant aux revendications du secteur, tout en assurant la continuité du service public de santé et la préservation des droits de toutes les parties concernées.



