La dynamique de facilitation de la mobilité intra-africaine poursuit sa progression, portée par plusieurs États qui ont choisi de supprimer totalement les exigences de visa pour les citoyens africains.
À ce jour, cinq pays africains appliquent un régime d’entrée sans visa ou assimilé pour les ressortissants du continent : le Rwanda, le Bénin, la Gambie, les Seychelles et le Kenya.
Ces pays figurent parmi les plus avancés en matière de libéralisation des conditions d’entrée sur le continent pour toutes les nationalités africaines (tunisiennes, algériennes, marocaines…), avec des politiques visant à faciliter la circulation des personnes, notamment pour des motifs touristiques, économiques et d’intégration régionale.
Parmi eux, les Seychelles et le Kenya occupent une place particulière en raison de leur attractivité touristique. Les Seychelles appliquent un système d’autorisation d’entrée délivrée à l’arrivée, sans exigence de visa préalable pour les voyageurs internationaux. Le Kenya, pour sa part, a renforcé son ouverture en supprimant largement les exigences de visa pour les ressortissants africains, à l’exception de certains cas spécifiques liés à la sécurité.
Le Rwanda, le Bénin et la Gambie complètent ce groupe de pays pionniers, avec des politiques migratoires orientées vers la facilitation de l’accès au territoire pour les citoyens africains.
Cette évolution s’inscrit dans la vision portée par l’Union africaine, qui encourage la suppression progressive des barrières de visa afin de favoriser l’intégration économique continentale, le développement du tourisme intra-africain et la mobilité des talents.
Cependant, malgré ces avancées, la majorité des pays africains maintiennent encore des régimes de visa traditionnels ou partiellement assouplis. La libre circulation totale des personnes reste donc un objectif en construction, plutôt qu’une réalité généralisée à l’échelle du continent.
R.I



