Société

Violences faites aux femmes : la Tunisie passe de la recherche à l’action

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  • 6 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Violences faites aux femmes : la Tunisie passe de la recherche à l’action

Des plans d’action concrets visant à mieux comprendre les violences faites aux femmes afin de pouvoir faire face efficacement à ce phénomène ont été élaborés par des Organisations de la société civile dans le cadre du projet Sila de lutte contre les violences basées sur le genre en Tunisie.

Selon une publication diffusée ce lundi sur la page officielle de l’Union européenne en Tunisie, les violences faites aux femmes ne se limitent pas à ce que l’on voit ou à ce que les statistiques mesurent. Elles prennent aussi des formes plus discrètes, moins étudiées, parfois invisibles.

« A cet effet, les comprendre est une condition essentielle pour pouvoir y répondre », lit-on de même source.

Dans ce cadre, le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR), partenaire du projet Sila, œuvre à rapprocher le monde de la recherche, les universités et la société civile afin de produire des connaissances scientifiques utiles à cette action.

Grâce à un dispositif d’accompagnement inédit, 10 jeunes chercheurs ont bénéficié d’un appui pour la réalisation de leurs mémoires de master et de leurs articles scientifiques, en explorant des thématiques encore peu étudiées, comme les violences dans le milieu sportif, dans l’espace public ou encore la représentation des femmes dans le cinéma tunisien.

En parallèle, des organisations de la société civile ont travaillé ensemble dans le cadre d’un processus de recherche-action. Cinq recherches ont ainsi été menées sur des réalités encore peu documentées : les violences vécues par les ouvrières des usines de câblage, les femmes agricultrices, les femmes ingénieures, les travailleuses du sexe, ou encore les obstacles rencontrés par les femmes victimes de violences pour accéder à la justice.

En effet, ces travaux débouchent aujourd’hui sur des plans d’action concrets, élaborés par les organisations de la société civile elles-mêmes comme la création de cellules d’écoute et d’accompagnement, des actions de sensibilisation, des formations, du plaidoyer et de nouvelles formes d’intervention adaptées aux réalités identifiées sur le terrain.

Le dispositif intègre également un accompagnement psychosocial et des espaces d’auto-soin pour les chercheurs et les acteurs associatifs engagés sur ces questions, ainsi qu’un travail continu de capitalisation des apprentissages.

Le projet Sila de lutte contre la violence de genre en Tunisie est cofinancé par l’Union européenne en Tunisie et l’agence espagnole de coopération internationale et de développement (AECID) et mis en œuvre par l’agence belge de coopération internationale (Enabel) et l’AECID.

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Auteur

La Presse

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