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Visa Schengen : l’Europe reporte l’ETIAS, voici ce qui change pour les Tunisiens et les Algériens

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  • 8 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Visa Schengen : l’Europe reporte l’ETIAS, voici ce qui change pour les Tunisiens et les Algériens

Le nouveau système européen d’autorisation de voyage, connu sous le nom d’ETIAS (European Travel Information and Authorisation System), ne devrait finalement pas entrer en application comme prévu fin 2026. Selon plusieurs médias européens, dont le Financial Times, l’Union européenne s’oriente vers un nouveau report du dispositif à 2027, après les difficultés rencontrées lors du déploiement du système d’entrée/sortie biométrique (EES).

Cette décision, encore en attente de confirmation officielle par les institutions européennes, repousse l’arrivée d’un changement majeur dans les conditions de voyage vers l’espace Schengen pour les ressortissants de pays actuellement dispensés de visa.

Pour les voyageurs tunisiens, algériens ou encore marocains, soumis actuellement à l’obligation de visa Schengen pour les courts séjours, ce report ne signifie pas une suppression du visa ni un changement immédiat des règles d’entrée. Mais il retarde la mise en place d’un nouveau mécanisme qui concernera une partie des voyageurs internationaux se rendant en Europe.

Un dispositif inspiré du modèle américain ESTA

L’ETIAS est un système d’autorisation électronique préalable destiné aux ressortissants d’une soixantaine de pays qui peuvent aujourd’hui voyager dans l’espace Schengen sans visa, notamment les citoyens du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada ou encore du Japon.

À terme, ces voyageurs devront effectuer une demande en ligne avant leur départ, fournir certaines informations personnelles et obtenir une autorisation avant de se rendre dans l’espace Schengen pour un séjour court pouvant aller jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Le dispositif est souvent comparé au système américain ESTA.

Contrairement à une idée parfois répandue, l’ETIAS n’est pas un visa. Il s’agit d’une autorisation électronique de voyage destinée à renforcer les contrôles de sécurité avant l’arrivée aux frontières européennes.

Pourquoi l’Europe a-t-elle décidé de repousser son lancement ?

Le report serait principalement lié aux difficultés opérationnelles rencontrées avec le système EES (Entry/Exit System), un autre grand projet européen de modernisation des frontières.

Ce dispositif vise à remplacer progressivement le traditionnel tampon apposé sur les passeports par un enregistrement numérique des entrées et sorties des voyageurs non européens, avec notamment la collecte de données biométriques comme les empreintes digitales et l’image faciale.

Depuis son déploiement, plusieurs problèmes techniques et organisationnels ont été signalés dans certains points de passage européens, provoquant des ralentissements et des files d’attente dans plusieurs aéroports et frontières. Les autorités européennes souhaitent donc stabiliser ce premier système avant d’ajouter une nouvelle étape numérique avec l’ETIAS.

Quel impact pour les voyageurs tunisiens, algériens et marocains ?

Pour les ressortissants du Maghreb qui préparent un voyage touristique, professionnel ou familial en Europe, la principale question reste celle des formalités d’entrée. La réponse est claire : le report de l’ETIAS ne modifie pas les procédures actuelles de visa Schengen. A cet égard, les citoyens tunisiens, algériens et marocains doivent toujours déposer une demande de visa auprès des autorités consulaires compétentes pour les voyages de courte durée dans l’espace Schengen.

En revanche, ce nouveau délai peut indirectement concerner les voyageurs maghrébins qui côtoient quotidiennement le système européen de mobilité : déplacements professionnels, voyages d’affaires, salons internationaux, tourisme ou visites familiales. Il retarde l’entrée en vigueur d’un nouveau modèle de contrôle qui modifiera à terme l’expérience de voyage pour des millions de visiteurs internationaux.

Ceci pour dire que le report de l’ETIAS illustre les défis auxquels l’Union européenne fait face dans sa transformation numérique des frontières. Entre l’objectif de renforcer la sécurité et la nécessité de préserver la fluidité des déplacements, Bruxelles doit trouver un équilibre délicat.

Pour les voyageurs, le message reste donc simple : aucune démarche ETIAS n’est nécessaire pour le moment, et les règles actuelles d’entrée dans l’espace Schengen restent inchangées jusqu’à une annonce officielle de l’Union européenne.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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