Protection civile : voici le protocole de survie pour échapper aux courants d’arrachement à la plage
Les autorités sonnent l’alarme sur le phénomène invisible des baïnes, des courants qui emportent les nageurs vers le large. Le guide d’urgence impose le respect strict du drapeau rouge, la surveillance des enfants et détaille la technique de nage latérale pour s’échapper du courant.
Dans un bulletin de sécurité spécial publié sur ses plateformes officielles ce vendredi 10 juillet 2026, l’Office National de la Protection Civile (ONPC) met en garde les estivants quant aux risques majeurs de noyade. L’accent a été spécialement mis sur la menace des courants d’arrachement (communément appelés courants de retour ou baïnes). Ce phénomène hydrodynamique se définit comme un couloir d’eau étroit, rapide, d’une extrême violence et qui aspire les masses d’eau depuis la rive pour les projeter à grande vitesse vers la haute mer.
Ainsi, les secouristes avertissent que la force d’aspiration de ce couloir est telle qu’elle peut instantanément déstabiliser et emporter un adulte vers le large, et ce, même s’il s’agit d’un nageur chevronné ou d’un athlète de haut niveau. Dès lors, pour minimiser le nombre de drames sur le littoral, la Protection civile a structuré un code de conduite préventif particulièrement strict.
Les inspecteurs interdisent formellement la baignade à proximité des brise-lames, des structures rocheuses, des chenaux de navigation des ports ainsi que des embouchures d’oueds, ces infrastructures modifiant la topographie des fonds marins et créant des zones de turbulences mortelles. L’ONPC rappelle l’obligation absolue de se conformer à la signalétique des plages : l’apparition du drapeau rouge au sommet des postes de surveillance signifie une interdiction réglementaire totale de mise à l’eau en raison de la dangerosité des flots.
La technique pour s’échapper d’un courant de retour
Les maîtres-nageurs exhortent les parents à maintenir une surveillance visuelle active, constante et de proximité sur les enfants, interdisant de les laisser sans supervision immédiate à l’approche de la bande de sable ou des zones de clapotis. De même, l’institution déconseille formellement de s’aventurer dans l’eau en cas de fatigue physique, de crampes latentes ou immédiatement après une exposition prolongée au soleil, afin de prévenir les chocs thermiques et les hydrocutions.
Le guide de la Protection civile détaille, par ailleurs, le protocole de survie à appliquer si un baigneur se retrouve piégé au cœur d’une baïne. « L’erreur la plus fréquente, souvent fatale, consiste à paniquer et à tenter de nager à contre-courant directement vers la plage, un effort surhumain qui mène à l’épuisement cardiaque et à la noyade », note-t-on. Et d’indiquer que « la seule échappatoire technique consiste à se laisser flotter temporairement, à repérer l’axe du courant, puis à nager de manière strictement parallèle au rivage (latéralement). En s’extirpant ainsi des flancs étroits du couloir d’aspiration, le nageur peut regagner une zone de vagues normales et utiliser la houle pour revenir vers la terre ferme en toute sécurité.
R.I



