Un pas décisif vient d’être franchi pour stabiliser le réseau électrique de la Tunisie centrale au cœur de la canicule. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) déploie cette l’infrastructure stratégique qu’est la station de transformation électrique de haute tension pour sécuriser le réseau régional face aux pics de consommation de l’été. Retardé par la crise de la Covid-19 et la guerre en Ukraine, ce projet s’intègre dans un plan national de 17 sous-stations. Mais après moult ajournement, les autorités régionales et les dirigeants de la STEG ont officiellement procédé, ce lundi 13 juillet 2026, à l’inauguration de la nouvelle station de transformation électrique de haute tension implantée à Zafrana, dans le gouvernorat de Kairouan.
Dans cet ordre d’idées, Wajdi El Ajimi, directeur du projet, a souligné que cette mise en service industrielle va considérablement renforcer la capacité énergétique globale de la région. « Cette infrastructure lourde est configurée pour répondre de manière fluide à l’explosion de la demande de courant, sécurisant ainsi l’alimentation des foyers et des zones industrielles lors des périodes critiques de pics de consommation estivale liés à l’usage intensif des climatiseurs », a-t-il indiqué.
A noter que l’investissement consenti pour la réalisation de ce pôle de distribution s’élève à 24 millions de dinars. Sur le plan macroéconomique, ce projet s’intègre au cœur d’un grand marché public d’envergure nationale piloté par l’État et visant la construction de 17 sous-stations de transformation électrique similaires à travers les gouvernorats de la République. Et ce, pour moderniser le transport de l’énergie.
Bien que le contrat de construction et d’équipement ait été paraphé dès l’exercice 2020, le chantier a été confronté à d’importants retards de livraison. Cette inertie logistique, explique le responsable, découle directement des ruptures des chaînes d’approvisionnement mondiales provoquées par la crise sanitaire de la Covid-19, un blocus technique considérablement aggravé par le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a paralysé les marchés des métaux, des semi-conducteurs et des composants électriques de haute puissance indispensables à la finalisation de la station.
S.R



