Les pharmacies privées menacent de suspendre le tiers payant dès le 1er août
La chambre syndicale des propriétaires de pharmacies privées a annoncé, ce jeudi 16 juillet 2026, qu’elle suspendra le système du tiers payant à compter du 1er août si la Caisse nationale d’Assurance Maladie (CNAM) ne règle pas, d’ici cette date, l’ensemble de ses engagements financiers et contractuels envers les pharmaciens.
Dans un communiqué, le syndicat affirme que les pharmacies traversent une crise financière sans précédent, imputée au non respect par la CNAM de ses engagements écrits et contractuels. Selon lui, cette situation met en péril la continuité de l’activité de milliers d’officines ainsi que leur capacité à honorer leurs obligations envers les fournisseurs, les salariés, les banques et leurs partenaires.
Le bureau national du syndicat a décidé de réactiver les résolutions adoptées lors de l’assemblée générale d’octobre 2025 et de lancer toutes les procédures judiciaires, administratives et institutionnelles nécessaires afin de contraindre la CNAM à respecter ses obligations. Le 31 juillet 2026 a été fixé comme dernier délai pour le maintien du système du tiers payant, sous réserve du règlement intégral des créances dues aux pharmaciens.
Le syndicat estime également que la crise des pharmacies privées révèle des dysfonctionnements plus profonds qui menacent l’ensemble du système de santé et de la chaîne d’approvisionnement en médicaments. Il avertit qu’un effondrement du secteur aurait de graves conséquences sur la sécurité pharmaceutique et l’accès des citoyens aux soins.
Enfin, il appelle les laboratoires pharmaceutiques, les grossistes répartiteurs et les fournisseurs à faire preuve de solidarité en accordant davantage de souplesse dans les conditions de paiement afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments. Il assure toutefois que son différend porte exclusivement sur le non respect des engagements de la CNAM et non sur les patients ou les assurés sociaux.



