TGM Gallery présente la 5e édition du Prix des Jeunes Artistes : Neverland ouvre les portes de l’imaginaire
Certains plongent dans l’intime, transformant leurs œuvres en espaces de réflexion personnelle où se mêlent mémoire, rêve et introspection. D’autres élargissent leur regard vers des préoccupations plus universelles, interrogeant la condition humaine, les utopies, les récits collectifs ou les territoires mentaux qui façonnent notre rapport au monde.
La Presse — Créé dès l’ouverture de la galerie à La Marsa en 2022, le Prix des Jeunes Artistes de la TGM Gallery répond à l’ambition d’offrir une première visibilité à de jeunes artistes, qu’ils soient issus des écoles des beaux-arts, d’architecture, autodidactes ou d’autres formations, tout en les accompagnant au-delà du concours.
Le principe est resté inchangé depuis la première édition : proposer un thème unique laissant aux participants une totale liberté d’interprétation, quels que soient le médium ou la technique choisis que ce soit peinture, dessin, photographie, sculpture, installation ou encore art numérique.
Chaque année, le prix invite ainsi les jeunes créateurs à interroger une nouvelle thématique : « TGM Station » (2022), inspiré du mythique train Tunis–La Goulette–La Marsa, « Le Mouvement » (2023), « La Goulette » (2024), « 90’s Reloaded » (2025), consacré à la mémoire des années 1990, et cette année « Neverland, la fabrique des imaginaires », une invitation à explorer les mondes fictifs, les hétérotopies et les territoires de l’imaginaire.
Pour cette cinquième édition, inaugurée le 16 juillet, la TGM Gallery réunit dix-neuf artistes émergents autour du thème «Neverland : Fabrique des imaginaires», thématique foisonnante. L’exposition restitutive éponyme se présente comme une véritable cartographie sensible de mondes inventés, où chaque œuvre donne corps à une vision singulière du réel.
Les visiteurs pourront découvrir, jusqu’au 31 juillet, les œuvres de Ahmed Jouini, Ameni Abida, Aya Nemri, Aziza Thabet, Emna Turki, Ghofrane Laouiti, Hanen Fertani, Ismael Abdelghani, Khadija Djait, Lilia Samaali, Rania Hadhri, Rihab Laouiti, Sabra Ben Fraj, Safa Chagra, Sara Kanzari, Sarah Oueslati, Serine Ben Sassi, Syrine Ajmi Berriri et Yassine Hchaichi.
À travers leurs propositions, ces artistes proposent autant de manières d’habiter l’imaginaire. Certains plongent dans l’intime, transformant leurs œuvres en espaces de réflexion personnelle où se mêlent mémoire, rêve et introspection. D’autres élargissent leur regard vers des préoccupations plus universelles, interrogeant la condition humaine, les utopies, les récits collectifs ou les territoires mentaux qui façonnent notre rapport au monde. L’ensemble compose un parcours riche et contrasté où dialoguent les sensibilités, les générations de techniques et les écritures plastiques.
Au-delà des récompenses financières (2.000, 1.500 et 1.000 dinars lors des dernières éditions), attribuées aux trois lauréats, le Prix des Jeunes Artistes est devenu un véritable tremplin professionnel. Les artistes distingués, mais aussi plusieurs participants remarqués par le jury, sont régulièrement invités à exposer à la galerie et à intégrer sa programmation, bénéficiant ainsi d’un accompagnement qui dépasse largement le cadre de la compétition.
La crédibilité du prix repose également sur la qualité de son jury, composé de personnalités reconnues du monde de l’art entre artistes, galeristes, critiques d’art, commissaires d’exposition, architectes et collectionneurs, qui désignent, à l’issue de l’exposition, les trois lauréats de cette édition 2026.


