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Alors que plusieurs régions tunisiennes ont connu récemment des coupures d’électricité, l’expert international en énergie Mohamed Ridha El Majri estime que le problème dépasse les simples incidents techniques. Selon lui, la crise énergétique en Tunisie est avant tout structurelle, tandis que les nouveaux équipements annoncés devraient apporter un soutien limité au réseau électrique.
Intervenant mercredi matin sur Diwan Fm, Mohamed Ridha El Majri a affirmé que les interruptions d’électricité enregistrées dernièrement dans plusieurs zones du pays ne seraient pas dues uniquement à des défaillances techniques.
L’expert a estimé qu’il s’agit plutôt de coupures planifiées ou arbitraires, jugeant que cette approche constitue, selon son analyse, une décision “peu adaptée” de la part de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
Deux transformateurs pour renforcer la capacité du réseau
Réagissant au communiqué publié par le Conseil régional du deuxième district, annonçant l’entrée en exploitation prochaine d’un transformateur électrique d’une capacité de 360 mégavolts-ampères (MVA) à la station de La Mornaguia, ainsi que la préparation de l’installation d’un second transformateur de 400 MVA provenant de Chine, Mohamed Ridha El Majri a reconnu que ces équipements contribueront à renforcer les capacités du système électrique national.
Selon lui, ces installations permettront d’améliorer la capacité du réseau et de réduire certaines contraintes techniques, notamment durant les périodes de forte demande.
Toutefois, l’expert a tenu à préciser que le transformateur de 360 MVA prévu à La Mornaguia n’est pas un nouvel équipement. Il a indiqué que celui-ci aurait dû, selon lui, entrer en exploitation depuis 2020.
S’il représente un apport supplémentaire pour le réseau électrique tunisien, son impact restera néanmoins limité, a-t-il estimé, soulignant que les difficultés actuelles nécessitent des solutions plus profondes.
Une problématique qui dépasse les infrastructures
Pour Mohamed Ridha El Majri, la question énergétique en Tunisie ne se résume pas à l’ajout de nouveaux équipements électriques. Elle relève d’un défi plus global lié à la structure du secteur, à la production d’électricité et à la capacité du pays à répondre à une demande en constante évolution.
Les nouveaux transformateurs devraient donc apporter un soutien technique au réseau, mais ne constituent pas, à eux seuls, une réponse définitive aux déséquilibres qui affectent le système énergétique tunisien.
R.I



