Sport

Au fait du jour – Cela sent la relance

  • 3 août 2026
  • 4 min de lecture
Au fait du jour – Cela sent la relance

La Presse — Le commun des mortels constate sans aucun effort de réflexion que nous perdons progressivement du terrain par rapport aux Egyptiens. C’est en fait la règle du jeu. Le sport est un interminable flux et reflux et pour se maintenir à niveau il faudrait des moyens, une stratégie et une volonté de le faire.

Alors que nous dormions sur les lauriers de l’équipe de 1978 en football, les réalisations du Mondial de handball de 2005, les exploits de l’époque de Salah Mejri  en basket, les Egyptiens ont investi pour se constituer une infrastructure de combat.

Moyens humains, cela ne se discute pas, ils sont autour de cent dix millions. Moyens financiers, ils ont compris que la meilleure propagande pour un pays passe par la réussite en sport. Et ils ont réussi à nous doubler dans un certain nombre de disciplines. La preuve, le podium est souvent partagé, mais cela devient de plus en plus difficile. Parce que, tout simplement, d’autres pays africains ont compris et ont également investi. L’Angola, le Cap Vert constituent une illustration de cet engagement vis-à-vis du sport.

Et nous ? Nous vivons conformément à nos moyens et tout est entre les mains de nos jeunes filles et garçons, qui sont tout simplement talentueux et contre lesquels personne ne peut rien.

Et c’est la raison pour laquelle ce titre africain enlevé par nos jeunes volleyeuses tient du miracle. Le volley-ball est une des disciplines les plus difficiles qui soit. Il faut autant de ténacité que de patience pour monter une formation qui tienne  la route. Et c’est ce qu’a fait la FTVB pour revenir en scène et se rappeler au bon souvenir de ceux qui pensaient que le sport tunisien était  en pleine crise. Ce n’est certainement pas la joie partout, mais dans un certain nombre de sports, nos jeunes sont bien là. En lutte avec l’éclosion de la jeune Tasnim Athmini, qu’il faudrait savoir conserver le plus longtemps possible dans son poids, où elle est très à l’aise. C’est aussi le cas de la   natation où perce, au moment où on s’y attend le moins, une fille ou un garçon qui donnera du fil à retordre à bien des champions. Ou encore en taekwondo où ceux qui dominent tiennent la route, alors que de nouveaux percent et dont le talent éclabousse la scène.

Sans parler du judo où nous possédons une jolie brochette de combattants qui ont présenté leurs lettres de créance. Ou de l’athlétisme avec des  jeunes qui se placent pour renouveler le groupe actuellement en lice et qui ne brille que par Maroua Bouzayani. Le sport tunisien, malgré tout, se relance.

L’énumération des priorités nous interpelle. Les sports individuels planent et concrétisent ce talent que possèdent nos jeunes filles et garçons. Il faudrait pousser et attendre des jours meilleurs pour voir revenir les sports collectifs au-devant de la scène.

Grâce aux efforts fournis par leurs gouvernants, le volley-ball, le basket-ball et le handball se replacent. Le football traîne mais viendra un de ces jours, des hommes et des femmes qui donneront la priorité aux fondamentaux pour redémarrer, considérant que nous possédons des éléments assez valables  pour redorer le blason d’un sport qui traîne bien des insuffisances.

La tutelle et le Cnot ont de ce fait intérêt à investir à l’unisson dans ce précieux capital. Sans arrière-pensée, car une médaille est remportée par le sport tunisien et au mât d’honneur ne flottera que le drapeau national.

Auteur

Kamel GHATTAS

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