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Vaincre la drogue : A la portée si…

  • 9 août 2026
  • 4 min de lecture
Vaincre la drogue : A la portée si…

Il faut impérativement mettre un terme à l’activité illicite des vendeurs de la mort. L’entreprise n’est pas impossible. On peut gagner la guerre si…

La Presse — Les dealers, commerçants de la mort, ne désarment pas, les douaniers patriotes aussi. Parce que leur degré de militance a atteint des sommets, du fait de leur adhésion volontaire au projet national de développement et de prospérité équitablement partagés. Les Tunisiens ont décidé de compter, d’abord et exclusivement, sur eux-mêmes. Ils ont  pris l’initiative de combattre pour éradiquer le cancer des stups en rejetant toutes les offres étrangères toujours ayant des fins malveillantes.

La mobilisation citoyenne et sécuritaire antidrogue porte quotidiennement ses fruits. Et les descentes policières effectuées, à tout moment, par les héros de la Garde nationale et de la police sans oublier les saisies, fruit de la veille constante de la douane montrent que la veille sur les frontières terrestres, maritimes et aériennes et aussi dans les contrées les plus reculées du pays est plus que jamais présente. Vu qu’on découvre tous les jours de nouvelles niches et de nouveaux criminels. Malheureusement parmi eux des enfants poussés par leurs parents égarés à devenir des dealers et à écouler la marchandise jusque dans les écoles primaires.

Certains jeunes pourtant gagnant leur vie facilement s’impliquent dangereusement dans la vente de la drogue. Comme ce vendeur de fruits secs à l’Ariana, chez qui on a découvert une livre de cocaïne et une importante somme d’argent.

A Ras Jedir, la douane a mis la main sur 25 kilos de Cocaïne, ce qui veut dire au moins un milliard de nos millimes qu’on s’apprêtait à blanchir et à injecter dans l’économie nationale dont la reprise, lente mais sur la bonne voie, est combattue par les renégats par tous les moyens.

Seulement, ces derniers ne passeront pas comme ceux qui les ont précédés vainement.

Que faire pour intégrer le maximum parmi les Tunisiens, en premier les pupilles du pays dans l’effort national de lutte contre ce fléau ?

D’abord, l’organisation nationale de l’enfance dont les ressources financières se rétrissent comme peau de chagrin de jour en jour, doit investir le terrain. Et son président doit comprendre que ses actions ne se limitent pas aux communiqués ou aux podcasts sur le Net.

Ensuite, le ministère de l’Education en application des recommandations du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est dans d’obligation de l’introduire, dans ses programmes, dès la prochaine rentrée, une matière sur les grands dégâts des stups. Une matière à assurer par des spécialistes au fait des méthodes modernes en la matière. Des spécialistes alliant l’expérience et la pédagogie.

Enfin, au niveau des citoyens eux-mêmes. Appelés, sans relâche, à comprendre que le silence sur les pratiques de certains de leurs connaissances est bien un acte de complicité aussi criminel que celui des dealers. Certains qualifient de délateurs les citoyens coopérant avec la police ou la douane. Ces gens se gourrent car ce n’est point une mouchardise. Mais bien un devoir fondamental sur lequel repose le salut du pays.

Dans les pays développés impliqués eux aussi dans la bataille contre ce cancer, dire à la police ce qu’on a vu ou entendu est plutôt considéré comme une œuvre méritant une médaille d’honneur. Et rien n’empêche les Tunisiens de s’illustrer et de donner l’exemple.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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