Le Président de l’Association Tunisienne de Défense des Droits de l’Enfant (ATDDE), Dr. Moez Cherif, a plébiscité ce dimanche une révision périodique du code de protection de l’enfant promulgué en 1995. Selon lui, le cadre légal actuel doit être actualisé pour répondre aux mutations sociétales, aux avancées technologiques et aux menaces cybernétiques grandissantes.
Dans une déclaration à la TAP, le président de l’association a rappelé que ce code a fait l’objet de quatre amendements (en 2000, 2002, 2006 et 2010), axés principalement sur les mécanismes de participation des enfants, la création du Parlement des enfants et la réorganisation de la justice pour mineurs.
Ces ajustements restent toutefois insuffisants aux yeux du militant. Ils n’intègrent pas la domination de l’espace numérique dans lequel évoluent les jeunes Tunisiens, qui se retrouvent exposés à une violence numérique non explicitement incriminée par la loi.
Dr;Moez Cherif pointe notamment du doigt le fossé numérique entre les générations. Les enfants, maîtrisant souvent mieux les outils technologiques que leurs parents, naviguent sans réelle supervision. Ce manque de contrôle les expose au cyberharcèlement, au contenu inapproprié et à l’exploitation en ligne.
Face à ces dangers, le président de l’ATDDE appelle l’État et les institutions spécialisées à prendre leurs responsabilités pour garantir la protection de l’enfance, au lieu de faire reposer cette charge exclusivement sur la famille. Il plaide pour un cadre législatif renforcé et un accompagnement parental soutenu, tout en rappelant que la protection des mineurs relève d’une responsabilité partagée avec les pouvoirs publics.



