Espagne-Maroc : Concertations bilatérales pour gérer le dossier d’un millier de mineurs non accompagnés à Ceuta
Des consultations sont actuellement en cours entre les ministres de la justice marocain et espagnol afin d’élaborer une approche commune concernant le sort des mineurs marocains présents à Ceuta. Ces discussions interviennent au lendemain d’une récente vague de traversées, sur fond de débat juridique suscité par les restrictions imposées par les tribunaux espagnols aux refoulements immédiats des migrants arrivés par mer.
Les deux parties examinent des mécanismes visant à vérifier l’identité des mineurs et à organiser leur retour au sein de leurs familles. Les échanges portent également sur le renforcement de la coopération juridique et institutionnelle afin de traquer les réseaux de passeurs et de traite des êtres humains, qui exploitent la vulnérabilité des adolescents désirant rejoindre l’Europe.
Cette initiative conjointe survient dans un contexte de forte pression sur les autorités locales de Ceuta. La ville enclave affirme héberger actuellement plus de 1 000 mineurs non accompagnés. Face à la saturation complète des centres d’accueil, l’exécutif local a demandé le transfert d’une partie d’entre eux vers d’autres régions de la péninsule ibérique.
Le cadre légal espagnol interdit tout retour collectif ou automatique de ces jeunes. La réglementation impose un examen individuel de chaque situation, incluant la vérification de l’identité, l’évaluation de la situation familiale et la garantie absolue que le rapatriement ne met en danger ni la sécurité ni les droits fondamentaux de l’enfant.
Dans ce contexte restreint, une coordination étroite avec Rabat s’avère indispensable pour identifier les mineurs, contacter leurs proches et établir un circuit juridique rigoureux permettant le retour de ceux qui remplissent les conditions légales.



