« Les héritiers du silence » : un nouvel ouvrage d’Abdelhamid Larguèche sur l’histoire de l’esclavage en Tunisie
L’ouvrage Les héritiers du silence. Esclavage, race et post-abolition en Tunisie, rédigé par l’historien Abdelhamid Larguèche, vient de paraître aux éditions Santillana en ce mois d’août 2026.
Abdelhamid Larguèche, professeur émérite à l’Université de la Manouba et ancien Directeur général du patrimoine au ministère des Affaires culturelles, s’associe dans cet ouvrage, publié en langue française, au philosophe Fathi Triki, qui en signe la préface.
Ce livre de 250 pages, dont l’illustration de couverture met en scène une figure s’affranchissant de ses chaînes, analyse les mécanismes historiques de la traite, les dynamiques raciales et les répercussions de l’abolition de l’esclavage en Tunisie.
Le volume intègre en quatrième de couverture un appel pour l’inscription du Stambali, pratique musicale et thérapeutique présente en Tunisie, sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. L’auteur y décrit cette tradition comme un vecteur de mémoire issu de l’histoire de la traite et de l’exil, aujourd’hui exposé à un risque de disparition par manque de transmission.
Ce titre marque le lancement de la collection « Patrimoines de Tunisie et d’ailleurs », dirigée par l’auteur lui-même. Ce projet d’envergure s’est donné pour objectif de documenter les patrimoines matériels et immatériels du pays, en mettant l’accent sur les mémoires historiquement peu documentées ou marginalisées.
La note de présentation définit le patrimoine comme un bien commun en constante évolution, dont la compréhension nécessite une approche pluridisciplinaire combinant notamment l’histoire, l’anthropologie et l’archéologie.
Selon cette même note, la démarche s’appuie sur une approche comparative étendue au reste du Maghreb, à la Méditerranée et à l’Afrique.



