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Zuckerberg dans la tourmente : le procès de trop pour Meta ?

  • 12 août 2026
  • 2 min de lecture
Zuckerberg dans la tourmente : le procès de trop pour Meta ?

C’est un procès aux allures de séisme judiciaire qui s’ouvre mercredi à Oakland, en Californie.

Une coalition de procureurs américains entend démontrer, preuves à l’appui devant un tribunal fédéral, qu’Instagram et Facebook n’ont pas été pensés par hasard pour capter l’attention des plus jeunes, mais bien conçus dans le but précis de les rendre dépendants.

L’entreprise Meta, dont le siège est établi à Menlo Park, devra répondre de ces accusations portées au nom d’une trentaine d’États américains, tous parties à une action en justice engagée dès 2023. Ce sont les représentants légaux de quatre d’entre eux, la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey, qui porteront l’accusation à la barre.

Le calendrier judiciaire prévoit une première étape ce mercredi, consacrée à la constitution du jury. Le véritable coup d’envoi des audiences n’interviendra toutefois que le 18 août, pour un procès dont la durée est estimée à six semaines, avec une clôture des débats attendue fin septembre.

Pour Vincent Joralemon, à la tête du Life Sciences Law and Policy Center rattaché à l’université de Californie à Berkeley, les similitudes avec un précédent retentissant sautent aux yeux. Interrogé par l’Agence France-Presse, le juriste établit un parallèle direct avec le procès intenté aux fabricants de cigarettes dans les années 1990 : « Cela ressemble tout à fait à l’affaire de l’industrie du tabac ».

Selon lui, l’angle d’attaque choisi par les procureurs ne diffère guère de celui employé, trois décennies plus tôt, contre les cigarettiers : viser non pas un produit en tant que tel, mais les stratégies commerciales déployées pour en développer l’usage.

Une bataille judiciaire qui, à l’époque, avait fini par contraindre les groupes du tabac à verser des indemnités colossales et à revoir drastiquement leurs campagnes publicitaires visant les jeunes publics.

Les enjeux financiers de la procédure ouverte contre Meta donnent le vertige : les plaignants réclament jusqu’à 1 400 milliards de dollars de sanctions, un montant qui avoisine la capitalisation boursière totale du groupe.

Au-delà de la question pécuniaire, les États demandeurs exigent également une refonte structurelle du fonctionnement d’Instagram et de Facebook, avec des restrictions opérationnelles ciblant spécifiquement la protection des utilisateurs mineurs.

S.M

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S. M.

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