Le marché aérien africain confirme sa dynamique en août 2026, avec 27,3 millions de sièges programmés, en hausse de 8,4% sur un an, selon les dernières données d’OAG. La Tunisie figure au 8e rang continental avec 931.300 sièges, en progression de 4,7%. À l’échelle des aéroports, Tunis-Carthage occupe la 8e place avec 530.000 sièges programmés, derrière Alger et Casablanca.
Le transport aérien africain poursuit sa croissance. 27,3 millions de sièges sont programmés sur les liaisons au départ des marchés africains en août 2026, soit une progression de 8,4% par rapport à août 2025, selon les données mensuelles publiées par OAG dans son Africa Aviation Market.
La croissance concerne aussi bien le trafic international que domestique. Les liaisons internationales représentent 79% de la capacité totale, avec 21,5 millions de sièges, en hausse de 7,8% sur un an, tandis que la capacité domestique progresse de 11%.
Dans ce paysage continental en expansion, la Tunisie conserve une place dans le Top 10 des marchés africains, mais avec une progression moins rapide que plusieurs de ses principaux voisins.
La Tunisie : 931.300 sièges programmés
Avec 931.300 sièges programmés en août 2026, la Tunisie se classe au 8e rang des marchés nationaux africains étudiés par OAG. La capacité tunisienne progresse de 4,7% sur un an, soit 41.700 sièges supplémentaires par rapport aux 889.600 sièges programmés en août 2025.

La Tunisie se situe ainsi derrière l’Égypte, le Nigeria, le Maroc, l’Éthiopie, l’Algérie, la Tanzanie et l’Afrique du Sud. Cette progression reste toutefois inférieure à celle enregistrée par plusieurs marchés concurrents. L’Algérie affiche notamment une hausse de 10%, tandis que le Maroc progresse de 8,8%, l’Égypte de 12,1% et la Tanzanie de 12,9%. Pour sa part, le Nigeria se distingue avec une croissance spectaculaire de 37%, la plus forte parmi les dix premiers marchés africains, avec 1,224 million de sièges programmés contre 893.700 un an auparavant.
Tunis-Carthage à la 8e place africaine
Le classement des aéroports apporte un autre éclairage. Avec 530.000 sièges programmés en août 2026, l’aéroport international de Tunis-Carthage se classe 8e en Afrique, selon OAG. Il devance Lagos et Hurghada, mais reste derrière notamment Alger, Casablanca, Johannesburg, Addis-Abeba et Le Caire. Sa capacité progresse de 7,3% sur un an.
La même source ajoute que le classement est dominé par l’aéroport international du Caire, avec 1,85 million de sièges programmés, en hausse de 8,4%. Addis-Abeba arrive deuxième avec 1,25 million, devant Johannesburg avec 1,15 million.
Casablanca occupe la quatrième position avec 800.000 sièges, en hausse de 10,1%. Pour sa part, l’aéroport d’Alger arrive en cinquième position, avec 680.000 sièges, soit une progression de 7,2% sur un an.
Source : OAG, capacité aérienne programmée, août 2026.
Alger accélère, Air Algérie dans le Top 5
La performance algérienne constitue l’un des éléments les plus remarquables du classement. Air Algérie se classe cinquième compagnie aérienne africaine en capacité programmée, avec 825.900 sièges en août, contre 706.900 un an auparavant, soit une progression de 16,8%.
La compagnie nationale algérienne enregistre ainsi la croissance la plus rapide parmi les dix premières compagnies africaines recensées par OAG. Elle devance notamment Airlink, Ryanair et Emirates.
Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, avec 2,186 millions de sièges programmés, en hausse de 10,9%. Safair arrive deuxième avec 984.700 sièges et EgyptAir troisième avec 922.600. Royal Air Maroc occupe la quatrième position avec 868.100 sièges.
La performance d’Air Algérie contribue donc à expliquer, au moins en partie, la position de l’aéroport d’Alger dans le Top 5 continental.

Le Maroc devant l’Algérie et la Tunisie
À l’échelle des marchés nationaux, le Maroc conserve également une position supérieure à celle de l’Algérie et de la Tunisie.
Avec 2,212 millions de sièges programmés, le Maroc se classe troisième en Afrique, derrière l’Égypte et l’Afrique du Sud, avec une croissance annuelle de 8,8%. L’Algérie arrive cinquième avec 1,207 million de sièges, en hausse de 10%. La Tunisie, avec 931.300 sièges, se situe donc derrière ses deux voisins maghrébins en capacité programmée.
Il est à noter que les données d’OAG permettent de suivre l’évolution de l’offre aérienne programmée à l’échelle des compagnies, des aéroports et des marchés nationaux.
Elles donnent ainsi une indication sur la capacité mise à disposition des voyageurs, les évolutions des réseaux des compagnies et la dynamique des différents marchés.
Pour un pays touristique comme la Tunisie, cet indicateur est particulièrement intéressant. Une progression de la capacité programmée peut notamment traduire une augmentation de l’offre aérienne, l’ouverture ou le renforcement de certaines liaisons, ou encore l’augmentation de la capacité proposée par les compagnies. Mais elle ne doit pas être confondue avec le trafic effectivement réalisé.
OAG travaille ici sur les horaires et la capacité programmée, à partir de son Schedules Analyser. Les chiffres ne signifient donc pas que 530.000 passagers ont effectivement transité par Tunis-Carthage en août.
L’Afrique du Nord reste le principal marché aérien
Autre enseignement du rapport : l’Afrique du Nord domine le marché aérien continental, avec 7,9 millions de sièges programmés, soit la capacité la plus importante parmi les sous-régions africaines. Cette capacité progresse de 751.400 sièges sur un an.
Le marché africain reste par ailleurs largement dominé par les compagnies traditionnelles. Les transporteurs mainline représentent 80% de la capacité, avec une progression de 8,1% sur un an.
Les compagnies à bas coût (LCC) enregistrent toutefois une croissance plus rapide, de 9,8%, pour atteindre 5,6 millions de sièges programmés.
Le rapport met également en évidence la place centrale de l’Europe dans le réseau aérien africain. Les liaisons entre l’Afrique et l’Europe représentent 10,8 millions de sièges programmés en août 2026, soit la première région de destination pour les compagnies africaines. La capacité vers l’Europe progresse de 664.600 sièges sur un an.
Le Moyen-Orient constitue le deuxième marché international, avec 4,9 millions de sièges, en hausse de 8,1%.



