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Tunisie : un appel aux dons pour un adolescent de 16 ans déclenche l’intervention du ministère de la Santé

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  • 16 août 2026
  • 4 min de lecture
Tunisie : un appel aux dons pour un adolescent de 16 ans déclenche l’intervention du ministère de la Santé

Un adolescent de 16 ans, victime d’un accident de la circulation et hospitalisé à l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia, devait subir une intervention urgente de la colonne vertébrale. Alors que sa famille peinait à réunir les quelque 8.000 dinars nécessaires à l’achat du matériel médical, un appel aux dons lancé samedi soir par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhaker, a rapidement suscité une importante mobilisation. Quelques heures plus tard, ce dernier a annoncé l’intervention du ministre de la Santé pour permettre l’achat du matériel et la réalisation de l’opération.
La mobilisation n’aura finalement pas attendu longtemps. Dans une publication diffusée samedi soir, Wajih Dhaker a indiqué que le ministre de la Santé l’avait contacté après son appel à la solidarité et avait donné ses instructions pour que le matériel nécessaire à l’intervention de l’adolescent soit acheté. L’opération devait ainsi avoir lieu dimanche matin, selon le responsable de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.
Quelques heures auparavant, Wajih Dhaker avait alerté sur la situation de l’adolescent, identifié comme Wajdi Bouziane, âgé de 16 ans. Victime d’un accident de la circulation, le jeune garçon était hospitalisé au service de réanimation du service des urgences de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia en raison de blessures à la tête et à la colonne vertébrale.
Selon le responsable de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, les médecins étaient disponibles et attendaient le matériel nécessaire à une intervention urgente au niveau de la colonne vertébrale. Le problème résidait dans le coût de ce matériel, estimé à environ 8.000 dinars.
Une somme particulièrement difficile à réunir pour la famille. Le père de l’adolescent, présenté comme un ouvrier journalier dans le secteur du bâtiment, est lui-même sans emploi depuis plusieurs mois après avoir été victime d’un accident du travail, toujours selon Wajih Dhaker.

Une mobilisation immédiate

Face à cette situation, le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins avait exceptionnellement lancé un appel aux personnes souhaitant apporter une aide financière à la famille. Il expliquait ne pas avoir pour habitude de solliciter directement les citoyens pour des dons, préférant défendre le principe d’un droit à la santé garanti à tous.
L’appel a toutefois rapidement suscité une forte réaction. Dans son second message, publié moins de deux heures plus tard, Wajih Dhaker affirme avoir reçu un très grand nombre de sollicitations, provenant aussi bien de Tunisie que de l’étranger, au point de ne pas avoir pu répondre à tous les appels.
Cette mobilisation citoyenne a coïncidé avec l’intervention du ministère de la Santé. Selon le responsable médical, le ministre l’a contacté et lui a annoncé avoir donné les instructions nécessaires pour l’acquisition du matériel, permettant ainsi de programmer l’intervention dès le lendemain matin.
Pour Wajih Dhaker, l’issue favorable de cette situation ne doit toutefois pas masquer une problématique plus large. Il s’interroge notamment sur le sort des autres patients confrontés quotidiennement à des difficultés similaires et qui ne bénéficient pas nécessairement de la visibilité nécessaire pour faire entendre leur voix.
Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins estime ainsi que le droit à la santé existe en Tunisie, mais qu’il n’est pas toujours garanti dans les faits, certains patients pouvant se retrouver dépendants de la solidarité ou de l’intervention d’une personne susceptible de porter leur situation sur la place publique.
Il précise par ailleurs que, si le problème du matériel chirurgical devait être réglé grâce à l’intervention annoncée du ministère, la famille reste confrontée à d’autres dépenses. Les médicaments, les soins et la rééducation nécessaires après l’intervention devraient également représenter une charge importante pour une famille dont la situation financière est difficile.
Wajih Dhaker a donc maintenu les coordonnées de la famille à la disposition des personnes souhaitant apporter une aide, tout en annonçant qu’il rendrait compte de manière détaillée des dons reçus, dans un souci de transparence.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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