Commentaire : Haro sur les stupéfiants !
Les grandes quantités de stupéfiants saisies ces derniers temps sont alarmantes. L’usage de ces substances peut conduire à une dépendance physique ou psychologique importante et dangereuse. Un phénomène qui frappe de plein fouet la société tunisienne et notamment nos jeunes. Jadis pays de passage, aujourd’hui la Tunisie semble malheureusement être dans le viseur des commerçants de la mort qui mettent beaucoup d’argent pour inonder tous les quartiers du pays par différentes catégories de stupéfiants à bas prix pour toucher le plus grand nombre de consommateurs dont essentiellement les écoliers et les lycéens. Il s’agit-là d’une vraie guerre sans merci menée contre nos jeunes et notamment les scolarisés parmi eux. En témoignent les grandes quantités écoulées par les dealers devant les lycées et collèges. Des malfrats qui ont investi, outre les quartiers populaires, les espaces publics au vu et au su de tout le monde. S’il est vrai que les unités sécuritaires déploient des efforts louables en matière de lutte contre ce fléau, il est temps de promouvoir une nouvelle approche globale et efficace. Une approche qui engage toutes les composantes de la société tout en continuant à durcir les sanctions contre les réseaux de trafic de drogue.
Dans cette guerre, l’Etat, à travers ses différentes institutions, ne peut à lui seul relever le défi. Les parents sont appelés plus que jamais à jouer pleinement leur rôle, notamment à travers la sensibilisation, voire l’observation, le contrôle ou le suivi continu de la fréquentation et du comportement de leurs enfants.
Par ailleurs, les différentes composantes de la société civile ainsi que les médias, qu’ils soient publics, privés ou associatifs, sont vivement appelés à davantage d’efforts, notamment en matière de sensibilisation quant aux effets néfastes de ce fléau sur l’individu ainsi que sur l’ensemble de la société.
L’aide, la prise en charge et l’encadrement des toxicomanes sont un devoir de la société pour leur donner une nouvelle chance. Car une société qui se respecte ne doit pas laisser pour compte un malade qui a besoin de se soigner. L’Etat, de son côté, est appelé à revoir certaines législations, jugées un peu répressives, et encourager, en revanche, les personnes touchées à se soigner sans crainte d’être dénoncées.



