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Pour revitaliser le football Tunisien : Le Centre de Borj Cédria renaît de ses cendres

  • 17 août 2026
  • 5 min de lecture
Pour revitaliser le football Tunisien : Le Centre de Borj Cédria renaît de ses cendres

Une importante réunion s’est tenue au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle était « importante » et il y avait de quoi. En effet, à l’instigation de la nouvelle Direction technique de la Fédération tunisienne de football, on s’est mis d’accord pour relancer le Centre de Formation de Borj Cédria.

La Presse —Voilà un centre qui a permis à une certaine époque d’encadrer un nombre assez important de jeunes qui ont, depuis, fait leur chemin. Il était donc temps que des équipes étrangères prennent l’initiative de venir prospecter entre nos murs. Il n’en demeure pas moins que les reproches qu’on avait adressés à ce Centre de formation se résument à sa conversion en lieu où se sont multipliées connivence  et favoritisme qui ont fini par tout fausser. On jouait des coudes pour y faire figurer ceux qui sont recommandés et ceux qui avaient des appuis quelque part. Et c’est la raison pour laquelle, tout s’est terminé en queue de poisson, en silence. Peut-être pour éviter de réveiller les lièvres qui dormaient. Maintenant, nous ne savons pas si on a dressé le bilan des activités et si on a franchement débattu des raisons qui ont fait qu’un centre pareil, réservé à l’élite jeune, disparaisse sans laisser de trace du jour au lendemain. Toujours est-il que la réunion tenue autour du ministre et sa présence valent assurément un appui à ce projet dont la renaissance s’est fait attendre. « Ce projet national est mené en partenariat avec la Fédération tunisienne de football, dans le but de revitaliser le football tunisien et de former de nouvelles générations de jeunes athlètes ». L’objectif est clair et suppose que la sélection sera faite dans les règles et qu’il n’y aura ni favoritisme ni coup de pouce. Considérant que l’équipe nationale junior de football est partie prenante de ce complexe sportif de Borj Cedria, il a abordé la nécessité « de mettre en place toutes les conditions requises au sein du complexe et d’assurer une préparation minutieuse pour accueillir nos jeunes athlètes nationaux, quel que soit leur âge. Cela inclut la fourniture d’équipements sportifs conformes aux spécifications techniques, des infrastructures adéquates pour les installations sportives, l’hébergement, la restauration, le transport, les soins de santé et le suivi médico-scientifique nécessaire, en coordination avec le Centre national de médecine et de sciences du sport».

Améliorer les conditions d’accueil

Le ministère de la Jeunesse et des Sports travaille sur des projets pour améliorer les conditions d’accueil au complexe sportif de Borj Cedria, notamment la réfection de trois terrains de football, la modernisation du système d’éclairage, la rénovation du restaurant et la fourniture d’équipements spécialisés pour la salle de musculation.Tout un programme qui dynamise ce secteur des jeunes, resté longtemps, très longtemps délaissé. Une vision globale à moyen et long terme sera ainsi élaborée afin de transformer ce complexe en un pôle sportif pleinement intégré, capable d’accueillir l’élite nationale, d’organiser des stages d’entraînement nationaux et internationaux et de préparer une nouvelle génération d’athlètes de talent. L’encadrement technique est appelé  à « se concentrer sur le repérage des talents dans les régions intérieures, notamment parmi les équipes de jeunes, afin de sélectionner les meilleurs joueurs nationaux. Le ministre a insisté sur l’importance d’un équilibre entre leurs études et leur parcours sportif et de garantir toutes les conditions nécessaires à la réussite et à l’excellence des athlètes tunisiens».

Un seul pôle, c’est insuffisant

Ce faisant, et c’est là où nous avons voulu venir. En effet le Centre de Borj Cédria devrait être calqué dans des régions où existe déjà une infrastructure de base. Il y a des complexes culturels et sportifs sous-employés. Ajouter quelques chambres est tout ce qu’il y a de plus facile. Là où il y a des Centres de formation de cadres  au  Kef, Gafsa et Sfax entre autres. Si nous ajoutons des villes bastions de la formation qui ont régulièrement déversé des jeunes de qualité comme Kairouan, Sousse, Monastir et Bizerte en partie, ce sera une vraie révolution et un projet digne du  football qui brasse des  milliards ailleurs que dans la formation. La Fédération tunisienne de football est appelée de ce fait à élaborer un plan global pour l’utilisation et le développement optimaux des installations du complexe et à planifier de nouveaux projets dans le cadre des programmes de soutien de la Fifa à la Fédération. En rapprochant ces Centres de formation de l’élite des lieux où se trouvent des jeunes de qualité, on accélère le rythme de la prospection et de la découverte de nouveaux talents. C’est plus logique  que de déraciner des jeunes et de les amener dans ce Grand-Tunis qui risque de les engloutir. Il est quand même présomptueux de réunir et de prendre en charge tous les talents qui émergent dans un seul centre. En résumé, pour une fois, un DTN fait œuvre utile et ne se laisse pas berner par la routine, en attendant les occasions d’accompagner l’équipe nationale. Il  y a du travail à faire. Il faut le faire.

Auteur

Kamel GHATTAS

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