Chiens errants, sangliers en maraude, saleté persistante… Bizerte-Ville semble s’enfoncer chaque jour un peu plus dans une spirale de nuisances qui menacent directement ses habitants. Des animaux devenus un danger public
Dans les rues, les chiens errants prolifèrent, suscitant la peur des riverains et des parents inquiets pour leurs enfants. Plus surprenant encore, des sangliers s’aventurent désormais jusque dans certains quartiers, créant des situations à haut risque pour la circulation et la sécurité des habitants.
Une accumulation de fléaux
À Bizerte, les nuisances s’accumulent et dessinent un tableau inquiétant. Aux menaces animales s’ajoutent des problèmes environnementaux persistants : des plages souillées qui ternissent l’image touristique, un canal et un lac saturés de rejets industriels, et des travaux contestés sur la Corniche qui défigurent le littoral. Dans les rues, la saleté chronique complète ce panorama de dégradation urbaine. Autant de fléaux qui, mis bout à bout, traduisent une gestion municipale défaillante et alimentent le sentiment d’abandon des habitants. Au-delà de l’image dégradée de la ville, ces fléaux représentent des risques sanitaires et sécuritaires : morsures, accidents de la route, propagation de maladies, dégradation du cadre de vie. Les habitants paient chaque jour le prix de cette accumulation.
Une communication municipale déconnectée
Face à cette situation, la municipalité a choisi de mettre en avant une intervention… pour avoir retiré un arbre mort tombé sur la chaussée. Une opération certes nécessaire, mais somme toute banale, transformée en propagande éhontée par une communication exagérée. Pendant que les problèmes majeurs persistent, l’administration préfère s’autocélébrer pour des gestes ordinaires.
Des menaces animales réelles
Dans les ruelles de Bizerte, les habitants croisent de plus en plus de chiens errants. Les mères pressent le pas en tenant leurs enfants par la main, craignant une morsure imprévisible. Dans les quartiers périphériques, les riverains racontent des scènes surréalistes : des sangliers surgissant au détour d’une route, provoquant des frayeurs et parfois de petits accidents de circulation.
À ces menaces animales s’ajoute un environnement déjà fragilisé. L’air, jugé modérément pollué, pèse sur les personnes sensibles, tandis que les eaux du vieux port révèlent la présence inquiétante de microplastiques. Sur les plages, les déchets s’accumulent, et les travaux contestés de la Corniche défigurent un littoral autrefois prisé.
Ce quotidien, les Bizertins le décrivent avec lassitude : une ville où les fléaux s’entassent, où la saleté chronique et les nuisances environnementales s’ajoutent aux dangers sanitaires. Et pendant que les habitants réclament des solutions, la municipalité préfère mettre en scène l’abattage d’un arbre mort tombé sur la chaussée, présenté comme une victoire, mais perçu comme une opération de communication déconnectée des réalités.
Bizerte-Ville est aujourd’hui menacée par une combinaison de fléaux qui ne peuvent plus être minimisés.
Les habitants attendent des solutions concrètes, pas des campagnes de communication.
R.I



