Le prix des quatre œufs ordinaires ne devrait pas dépasser 1 200 millimes chez le détaillant, compte tenu des coûts de production et des marges des différents intervenants du circuit de distribution, a affirmé le président de l’Association tunisienne des producteurs d’œufs de consommation, Hassib Fakhfakh.
Intervenant sur Diwan Fm, il a indiqué que le coût de production d’un œuf chez l’éleveur s’élève actuellement à environ 220 millimes, notamment sous l’effet de la hausse du prix de l’aliment pour volailles, qui aurait augmenté de 30 dinars.
Selon le responsable, le prix de l’œuf à la production est actuellement de 270 millimes l’unité, soit 1 080 millimes les quatre. Une marge de 30 millimes est ensuite répartie à parts égales entre le grossiste et le détaillant, à raison de 15 millimes chacun, portant ainsi le prix des quatre œufs à 1 200 millimes pour le consommateur.
Concernant les autres catégories, le prix des quatre œufs à jaune rouge est estimé à 1 240 millimes, en raison d’une majoration de 10 millimes par œuf liée à l’ajout de carotène dans l’alimentation. Pour les œufs enrichis en oméga-3, la majoration atteint 20 millimes par unité, portant le prix des quatre œufs à 1 280 millimes.
Hassib Fakhfakh a par ailleurs fait état de difficultés importantes rencontrées par les éleveurs, évoquant notamment les fortes chaleurs, les changements climatiques et les coupures prolongées d’électricité. Ces facteurs auraient entraîné la mortalité d’importantes quantités de volailles chez plusieurs éleveurs et occasionné de lourdes pertes.
Le président de l’association a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « campagnes » visant les éleveurs, estimant que les prix actuellement pratiqués restent compatibles avec les coûts de production.
Il a, dans ce contexte, affirmé que la vente des quatre œufs à des prix de 1 400 ou 1 500 millimes serait contraire à la réglementation, appelant à protéger à la fois les producteurs et les consommateurs.
L’objectif, a-t-il souligné, est de préserver la stabilité du secteur et d’assurer la continuité de l’approvisionnement du marché en œufs produits localement.
R.I



