Editorial

Accidents de la route : redoubler d’efforts pour renverser les chiffres

  • 21 août 2026
  • 3 min de lecture
Accidents de la route : redoubler d’efforts pour renverser les chiffres

Comme à chaque période de l’année, les autorités compétentes commencent à donner un aperçu concernant le bilan des accidents de la circulation sur les routes tunisiennes qui s’élève, durant les six premiers mois de l’année 2026, à plus de 740 victimes, un chiffre jugé comme étant alarmant par l’opinion publique et par les diverses parties prenantes.

En effet, on a enregistré une multitude d’appels lancés aux pouvoirs publics et aux entreprises afin de renforcer les procédures de prévention face au phénomène que certains n’hésitent pas à qualifier avec le terme peu flatteur, voire carrément négatif, de «terrorisme routier», et ce, à l’occasion du lancement du «Prix de l’Istitution la plus engagée de la sécurité routière», organisé par l’Association tunisienne de la sécurité routière.

Il ne faut pas oublier que les accidents de la route font partie du vécu quotidien des citoyens qui les considèrent comme étant un problème de comportement, voire de fatalité dans la mesure où il faut décrypter les signaux et observer l’évolution des accidents dans le temps afin de pouvoir mieux les prévenir ou encore de la nécessité de prévoir pour mieux agir avec plus d’efficacité.

L’expérience nous a prouvé que l’analyse temporelle ne doit pas se limiter au constat, mais elle devrait permettre aussi d’anticiper, sachant que s’il y a moins d’accidents, cela ne veut nullement dire une baisse du trafic routier et du nombre d’accidents dans les années à venir. 

Or, dans l’état actuel des choses, c’est l’Observatoire national de la sécurité routière (Onsr) qui constitue la principale référence en matière d’évaluation et d’analyse des données aussi bien sur la plan national que sur celui régional faisant ressortir que, selon les chiffres récoltés par les divers partenaires, la plupart des accidents, soit près de 53%, sont dus aux véhicules proprement dits, ce qui exige un contrôle technique plus rigoureux.

Autre point clé a trait à la répartition régionale qui révèle un taux élevé des accidents dans les gouvernorats du sud-ouest, en l’occurrence Siliana suivi par Le Kef qui devancent ceux de Jendouba et Béja.

Ainsi, les indicateurs mettent en relief la nécessité du suivi et d’actions de sensibilisation, notamment au niveau des points dits «noirs» tout en faisant ressortir les origines et les facteurs mis en cause dans l’augmentation des accidents et, plus précisément, de la hausse du nombre de victimes car, selons les dernières analyses, si le nombre d’accidents a baissé, il en est tout autrement pour celui des victimes qui a été plus élevé qu’auparavant.

C’est dire qu’il va falloir redoubler d’efforts afin de faire renverser carrément les chiffres, à savoir aboutir à moins d’accidents, à moins de morts et de blessés.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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