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Afrique News

  • 26 août 2026
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Afrique News

Corée-Afrique
Conférence ministérielle sur la coopération économique

La Presse — La Corée accueillera, du 8 au 11 septembre prochain à Séoul, la Conférence ministérielle de la coopération économique Corée-Afrique (Koafec), consacrée notamment au rôle de l’IA et des infrastructures numériques dans la transformation du continent africain.

Organisée conjointement par la Banque d’import-export de Corée (Korea Eximbank) et la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre se tiendra sous le thème « Tirer parti de l’IA et des infrastructures numériques pour la transformation de l’Afrique ».

À travers cette conférence, la Corée entend mettre à profit son expertise en matière d’IA et de technologies de l’information et de la communication afin de contribuer à l’émergence de nouvelles opportunités de croissance et de développement en Afrique.

Les travaux porteront notamment sur la mise en place des infrastructures et des bases nécessaires au développement des industries liées à l’IA et au numérique, ainsi que sur le partage de l’expérience coréenne en matière d’application de l’IA dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment la santé, l’agriculture et l’éducation. Le programme prévoit également, en marge de la conférence, des rencontres ministérielles, des forums économiques, des séminaires ainsi que des présentations consacrées aux opportunités d’investissement.

Zone CFA
La production cotonnière recule

La récolte de coton graine en 2025-2026 s’est établie à près de 1,98 million de tonnes au sein des principaux pays producteurs de la zone CFA, signant une baisse de 14,2 % par rapport à la campagne précédente (2,31 millions de tonnes). C’est ce qu’indiquent les données des interprofessions affichées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-Pica) dans son dernier bulletin d’information publié en juillet 2026.

Cette contre-performance marque la deuxième campagne consécutive de baisse de la production cotonnière, après le recul déjà enregistré en 2024-2025, alors que la récolte avait atteint près de 2,6 millions de tonnes en 2023-2024. Pour expliquer cette situation, le PR-Pica met en avant des conditions climatiques irrégulières qui ont affecté la majorité des pays producteurs.

Les hausses enregistrées dans certains bassins n’ont pas suffi à compenser le recul observé chez plusieurs grands producteurs. Le Mali enregistre par exemple la plus forte contraction, avec une production en recul de 39,5 %, à 397 540 tonnes en 2025-2026. Cette contre-performance lui fait perdre sa place de premier producteur de la zone, désormais occupée par le Bénin avec une récolte de 533.590 tonnes.

La filière béninoise n’échappe cependant pas au ralentissement, avec une production en recul de 16,3 % sur un an. Pour ce qui est des prévisions pour 2026-2027, la nouvelle campagne cotonnière a déjà démarré dans les différents pays de la zone, avec les premiers semis enregistrés dès mai. Mais les producteurs abordent cette campagne dans un environnement qui reste contraignant pour les coûts de production, notamment en raison de la hausse des prix des engrais sur le marché international.

Dans son rapport « Commodity Markets Outlook » publié en avril dernier, la Banque mondiale prévoit une hausse de plus de 30 % des prix mondiaux des engrais en 2026, sous l’effet des perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, un corridor stratégique par lequel transite près d’un tiers du commerce maritime mondial de fertilisants. L’institution souligne notamment que le prix de l’urée, l’engrais azoté le plus utilisé dans le monde, pourrait progresser de près de 60 % cette année par rapport à 2025.

Egypte-Libye
Projet conjoint de construction d’un oléoduc

L’Égypte et la Libye examinent actuellement un projet conjoint  de construction d’un oléoduc de 800 kilomètres reliant directement la ville libyenne de Tobrouk au port méditerranéen d’Alexandrie. D’un coût estimé à plus d’un milliard de dollars, ce projet d’oléoduc vise à acheminer le pétrole brut libyen vers les raffineries égyptiennes.

Les deux pays évaluent actuellement les options de financement, les calendriers d’exécution et la capacité globale permettant d’aligner le volume d’exportation de la Libye sur les capacités de raffinage égyptiennes. Le raffinage du brut à l’échelle locale permettra notamment d’alimenter le marché égyptien des carburants tout en offrant à la Libye un moyen de valoriser sa production de brut en constante augmentation.

Aux termes de l’accord, la Libye pourrait garantir une part dédiée de carburant raffiné pour sa consommation intérieure ou exporter le surplus via les infrastructures égyptiennes. Les tensions régionales et les récentes attaques contre les infrastructures énergétiques ont accentué les craintes quant à la stabilité pétrolière mondiale, accélérant la démarche de l’Égypte pour établir des voies d’importation terrestres et sécurisées au niveau régional.

Auteur

Najoua Hizaoui

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