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Le projet Stadiste tâtonne encore : Des insuffisances à corriger

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  • 27 août 2026
  • 3 min de lecture
Le projet Stadiste tâtonne encore : Des insuffisances à corriger

Le Stade Tunisien de Tozé Marreco n’a donc pas gagné en ouverture de championnat face au Club Sportif Sfaxien et il va falloir maintenant proposer une toute autre production d’ensemble à Monastir ce samedi.      

La Presse —Un jeu qui souffre d’une latéralité excessive, ce qui ralentit d’ailleurs les transitions et rend les offensives prévisibles face à un bloc adverse bien en place. Des milieux, en l’occurrence Thioum, Camara et Touré, qui ont tendance à temporiser au lieu de déclencher immédiatement la percussion. Et enfin, des attaquants, à l’instar de Ndiaye, qui (à défaut de lucidité dans la zone de vérité) tardent à proposer des solutions dans l’intervalle. Le Stade a effectivement péché par un manque de flexibilité dans son animation sur le terrain. Ce faisant, face au CSS, au cœur du jeu stadiste, si l’équipe a tenté d’évoluer haut en imposant un marquage de zone, en situation de relance, les pivots ont choisi la sécurité de la passe en largeur, du moins durant une bonne heure de jeu. Il aurait peut-être fallu lancer d’entrée un joueur, tel que Rafeddine Riahi ou encore Salifu Tapsoba, deux éléments capables de casser les lignes grâce à des profils «box-to-box» en plus de leur faculté à vite libérer de l’espace pour les joueurs excentrés. Quid des attaquants à présent? Avec l’incorporation de Baraket Hmidi et Amine Khemissi, des avants percutants qui repiquent parfois vers l’intérieur pour provoquer des situations de un-contre-un et longent de temps à autre la ligne de touche pour favoriser le dédoublement avec le latéral Saihi en particulier, le Stade a fini par revenir dans le match. Mais pour s’imposer, outre l’impératif de disposer d’un buteur, ce qui n’est pas le cas de Ndiaye, il manquait aussi aux Bardolais un relayeur différent de tout ce que représente Boubacar Camara. En clair, au cœur du jeu, dès la récupération, le Sénégalais peinait à sauter une ligne pour chercher immédiatement les Saafi et Ouerghemi.

Baraket Hmidi marque des points   

En marge de cette entrée en lice stadiste au Bardo, à l’exception peut-être de Baraket Hmidi bien en jambes, l’on ne note quasiment aucune percussion dévastatrice en un-contre-un.

Il faut dire que l’absence de Fakhreddine Ben Youssef n’a en rien arrangé les choses, sachant que la néo-pointe bardolaise dispose d’une palette variée, passant du rôle d’attaquant de rupture à celui de ratisseur offensif chargé d’étirer la défense par des appels incessants en profondeur. En l’absence d’un vrai n°10, capable d’offrir des solutions immédiates balle au pied, un milieu à l’ancienne qui sache orienter le jeu ou éliminer son vis-à-vis pour créer le décalage, le Stade n’a pu proposer des passes tranchantes vers les avants.

Et il va falloir à présent proposer un tout autre rendement au Mustapha Ben Jannet contre des Bleus, eux aussi tenus en échec récemment, et forcément redevables d’une réaction dans leur fief du Ribat.

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Auteur

Khaled KHOUINI

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