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La Fédération de l’électricité et du gaz : les délestages seront hélas inévitables pour le reste de cet été 2026

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  • 27 août 2026
  • 3 min de lecture
La Fédération de l’électricité et du gaz : les délestages seront hélas inévitables pour le reste de cet été 2026

Intervenant ce jeudi 27 août 2026 sur les antennes de Jawhara FM, le responsable syndical relevant de la Fédération de l’électricité et du gaz, Elyès Ben Ammar a dressé un bilan sans concession de la situation énergétique nationale. Face au déséquilibre chronique entre la production disponible et l’explosion de la demande estivale, il estime qu’il est désormais trop tard pour inverser la tendance de l’été 2026 et appelle à une refonte globale des politiques publiques.

Dans ce cadre, Elyès Ben Ammar, a exposé une réalité comptable et industrielle sans artifice. Pour le représentant des travailleurs du secteur, « les marges de manœuvre opérationnelles sont épuisées pour l’exercice en cours, contraignant les ménages et les acteurs économiques tunisiens à composer avec la prolongation des interruptions tournantes d’alimentation tout au long de la présente saison estivale », a-t-il avoué.

Et d’expliquer que la corrélation physique directe entre l’intensité des vagues de chaleur et la hausse géométrique de la consommation d’énergie place le réseau sous un stress permanent, la demande globale dépassant structurellement les capacités d’injection des centrales thermiques de la compagnie publique.

Face à l’expression de l’inconfort citoyen, l’organisation syndicale tient à sanctuariser le dévouement et l’éthique professionnelle des personnels de terrain. « Les équipes d’ingénieurs, les brigades de techniciens, les agents de maintenance et les cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz restent mobilisés de jour comme de nuit pour superviser l’équilibre des lignes et réparer les avaries matérielles provoquées par les températures extrêmes », a-t-il révélé.

Le recours au rationnement rotatif et au délestage préventif est d’ailleurs qualifié par l’expert « de mal nécessaire et de moindre mal logistique ». Il a indiqué dans ce sens que « cette procédure de déconnexion sélective constitue l’unique garde-fou technique à la disposition des répartiteurs centraux pour faire baisser instantanément la charge sur les transformateurs haute tension et préserver l’intégrité structurelle de l’infrastructure nationale, évitant ainsi au pays de sombrer dans un black-out généralisé dont la résolution technique s’avérerait hautement complexe ».

L’origine profonde de cette vulnérabilité systémique, analyse l’intervenant, dépasse le strict cadre des contingences climatiques ou des simples défaillances de maintenance de proximité. Le diagnostic de M. Ben Ammar met en exergue un déficit sur l’intégralité du réseau, depuis les modules de production lourde jusqu’aux structures terminales de distribution urbaine.

« Si les consignes de maîtrise de l’énergie, à l’instar de la fixation impérative des systèmes de climatisation individuels sur un seuil de 26 degrés, apportent un soulagement macroéconomique mesurable en mégawatts, le syndicat refuse d’orienter l’opinion publique vers des conclusions simplistes », dit-il.

Et de conclure que la résolution durable de ce stress énergétique national exige d’abandonner les mesures d’ajustement conjoncturelles pour engager une politique gouvernementale de fond, axée sur la planification à long terme, le financement des infrastructures de transition et la sanctuarisation du service public comme priorité absolue de l’État.

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Auteur

Abir Chemli

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