Engagement et responsabilisation
Les différents rapports des instances, aussi bien régionales qu’internationales, affirment, encore une fois, que l’économie tunisienne, à défaut d’un rythme d’évolution rapide et significatif, continue, pourtant, à afficher une bonne capacité de résilience et d’adaptation, ce qui lui a permis de maintenir, même dans la complexité, des perspectives positives, du moins stables.
Le dernier rapport du Fonds monétaire arabe, FMA, pour 2026, se félicite, ainsi, du comportement de l’économie tunisienne, notamment en termes de croissance, de maîtrise de l’inflation et de la fiabilité des performances macroéconomiques.
L’on soutient, en effet, que la réalisation, surtout, d’un taux de croissance d’environ 2,6%, prévu pour 2026, traduit, de toute évidence, l’efficacité des choix retenus par le nouveau modèle de développement national qui, grâce à une échelle de priorités bien ciblée, a pu réinventer, progressivement, le comportement économique, en particulier au niveau de certains secteurs stratégiques. On pense surtout à l’agriculture, aux industries mécaniques et électriques, ou encore au tourisme, qui ont réussi à maintenir une évolution progressive de leur valeur ajoutée, à compenser les contre-performances d’autres activités et à élargir, du coup, leur apport à l’économie nationale.
Cette résilience de l’économie tunisienne a été, également, possible grâce à une politique monétaire beaucoup plus rigoureuse, ce qui justifie cette discipline budgétaire intelligente qui a pu éviter, sinon réduire sensiblement, les dérapages financiers.
Reste que, malgré ces signaux positifs et rassurants, les défis et les enjeux de l’étape à venir restent beaucoup plus importants. L’économie tunisienne est tenue, justement, à consolider cette trajectoire, à la faveur de nouvelles réformes plus profondes et qui soient en mesure de transformer la résilience économique en croissance réelle, globale et durable.
Ces réformes devraient tenir compte de certains chantiers fondamentaux qui porteraient, en premier lieu, sur l’élargissement du niveau de productivité de certains secteurs stratégiques qui n’arrivent toujours pas à retrouver leur rythme habituel, faute certainement d’investissement, de modernisation et d’adaptation aux nouveaux standards internationaux.
L’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, qui continuent à presser nos finances publiques, se place, de son côté, comme une orientation fondamentale, surtout que cette catégorie d’entreprises est appelée, comme le soutiennent nos premiers décideurs, à apporter une contribution efficace et concrète à la réalisation des différents choix retenus par le Plan de développement 2026-2030. Certains observateurs estiment, à cet effet, que l’adoption de nouvelles approches de gestion est impérative.
On parle ainsi de l’utilité d’un système de contrats par objectifs qui soit en mesure d’impliquer encore plus nos entreprises et de garantir une meilleure transparence managériale et, donc, une meilleure performance économique.
Autant d’orientations qui nécessitent de l’engagement et de la responsabilisation.



