Espace Schengen : ce qui change dès lundi 7 septembre pour les voyageurs tunisiens
Une nouvelle étape dans le déploiement du système européen d’entrée et de sortie (EES) intervient à partir du lundi 7 septembre 2026, avec la fin de la possibilité pour les autorités suisses de suspendre temporairement l’enregistrement biométrique des voyageurs en cas de forte affluence dans les aéroports.
Cette évolution concerne notamment les voyageurs tunisiens se rendant en Suisse, ainsi que les autres ressortissants de pays tiers soumis à l’EES. Elle ne correspond toutefois pas à l’entrée en vigueur d’un nouveau contrôle : le système est déjà pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 aux frontières extérieures des 29 pays européens qui l’utilisent.
L’EES, pour “Entry/Exit System”, enregistre les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers effectuant des courts séjours dans l’espace concerné. Lors de l’enregistrement, les données du document de voyage ainsi que les données biométriques, notamment l’image faciale et les empreintes digitales, sont enregistrées conformément aux règles du dispositif. Les citoyens de l’Union européenne, ainsi que certaines catégories de voyageurs exemptées, ne sont pas concernés.
Fin de la possibilité de suspension en Suisse
En Suisse, l’EES est notamment utilisé dans les aéroports. Jusqu’à présent, les autorités pouvaient, dans des situations de forte congestion, interrompre temporairement la collecte des données biométriques afin de fluidifier le passage aux contrôles frontaliers.
Cette possibilité arrive à échéance le 6 septembre. À partir du lendemain, les autorités suisses ne pourront donc plus recourir à ce mécanisme de flexibilité. La Suisse avait demandé, avec huit autres pays européens, la prolongation de cette possibilité au-delà du 6 septembre, en raison notamment des difficultés opérationnelles et des files d’attente observées lors des périodes de forte affluence.
Les neuf pays ayant demandé le maintien de cette flexibilité sont la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, Malte, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse.
La fin de cette possibilité de suspension ne signifie donc pas que les contrôles biométriques commencent le 7 septembre. Elle signifie que les autorités ne disposeront plus de cette possibilité ponctuelle pour alléger les contrôles lorsque les files d’attente deviennent trop importantes.
Qu’est-ce que cela signifie pour les Tunisiens ?
Les ressortissants tunisiens entrant dans l’espace Schengen pour un court séjour font partie des voyageurs de pays tiers concernés par l’EES, sauf s’ils relèvent d’une catégorie d’exemption prévue par le dispositif.
Pour un Tunisien voyageant vers la Suisse, la principale conséquence à partir du 7 septembre est donc la poursuite de l’enregistrement biométrique sans possibilité de suspension temporaire en cas de forte affluence. Cela pourrait contribuer à maintenir, voire à accentuer ponctuellement, les temps d’attente dans les aéroports, même si les autorités suisses indiquent que les procédures ont été améliorées et qu’un nombre croissant de voyageurs disposent déjà d’un dossier EES.
Le système concerne au total 29 pays européens : les États de l’UE participant à Schengen, à l’exception de Chypre et de l’Irlande, ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.
À retenir pour les voyageurs tunisiens : le 7 septembre ne crée pas une nouvelle obligation biométrique. Il marque la fin d’une possibilité de suspension temporaire des contrôles EES, particulièrement importante en Suisse en période de forte affluence.
R.I


