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Free Palestine sur la scène du MetLife Stadium : Macklemore écarté de la tournée Loop Tour

  • 15 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Free Palestine sur la scène du MetLife Stadium : Macklemore écarté de la tournée Loop Tour

Un keffieh sur les épaules, un poing levé, deux mots scandés devant des dizaines de milliers de spectateurs : « Palestine libre ». Il n’en aura pas fallu davantage pour que Macklemore se retrouve écarté du reste de la tournée mondiale d’Ed Sheeran. Les organisateurs de la Loop Tour ont confirmé l’exclusion officielle du rappeur américain des huit concerts restants, après ses prises de position pro-palestiniennes affichées les 4 et 5 septembre derniers sur la scène du MetLife Stadium, dans le New Jersey.

Selon le journal britannique The Guardian, la sanction n’est pas venue de l’équipe d’Ed Sheeran elle-même, mais de plus haut : plusieurs stades et sites hôtes auraient menacé de refuser d’accueillir les concerts si le rappeur restait à l’affiche. Face à cette pression, la décision est tombée : Macklemore ne remontera pas sur scène pour le reste de la tournée américaine.

Les 4 et 5 septembre, lors de sa prestation d’ouverture, l’artiste était monté sur scène vêtu d’un keffieh palestinien avant d’interpréter Hind’s Hall, sa chanson de protestation, pendant que défilaient derrière lui des images de Gaza et des mobilisations pro-palestiniennes dans les universités américaines. Il n’a pas mâché ses mots, employant le terme « génocide » pour qualifier l’action de l’entité sioniste.

Face au public, le rappeur avait également affirmé vouloir que le message « Free Palestine » parvienne jusqu’aux habitants de Gaza et de la Cisjordanie occupée, saluant au passage le mouvement des sit-in pro-palestiniens à l’université Columbia.

La riposte n’a pas tardé. Plusieurs organisations pro-sionistes se sont lancées dans une charge virulente contre l’artiste, jugeant qu’un concert n’avait pas à servir de tribune politique.

C’est sur Instagram que Macklemore a choisi de répondre, dans un long message où il révèle un différend douloureux avec Ed Sheeran lui-même. Selon ses mots, la décision de l’exclure serait survenue après des échanges difficiles entre les deux artistes, et ce désaccord ne relevait en rien du terrain artistique : il touchait, dit-il, au cœur de sa position sur la Palestine. Le rappeur de Seattle insiste : la véritable pression est venue des propriétaires de stades et des sites hôtes, pas de son partenaire de tournée.

Sa réponse est sans détour : « Il n’existe pas de position neutre entre l’oppresseur et l’opprimé. » Il justifie ce choix en rappelant le déséquilibre des forces en présence, l’une des deux parties disposant de bombes et d’un soutien financier et militaire massif des États-Unis. Refuser de choisir un camp, martèle-t-il, ce n’est pas se tenir au milieu.

L’artiste explique aussi pourquoi ce moment précis a fait basculer les choses. Il interprète Free Palestine sur les scènes du monde entier depuis près de trois ans sans que cela ne pose problème. Ce qui change aujourd’hui : il se produit désormais dans les plus grands stades des États-Unis, aux côtés de l’un des artistes les plus puissants de la planète. Et à cette échelle, un simple slogan devient un acte à haut risque.

Auteur

S. M.

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