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Bizerte, littoral en péril

  • 15 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Bizerte, littoral en péril

Les travaux imposés par l’APAL à la Corniche et désormais à la plage de Sidi Salem suscitent colère et incompréhension. Entre ouvrages rigides, décisions unilatérales et absence de concertation, c’est tout le patrimoine naturel et social de Bizerte qui se trouve menacé.

Depuis des mois, les travaux entrepris par l’APAL à la Corniche de Bizerte suscitent une indignation unanime. Les ouvrages rigides et enrochements massifs bouleversent l’équilibre naturel : modification des courants, aggravation de l’érosion, dégradation des paysages et perte d’attractivité touristique. Un budget colossal est englouti dans des méthodes jugées inadaptées, sans concertation avec la société civile ni les experts.

Sidi Salem, une plage désormais menacée ?
Comme si cela ne suffisait pas, l’APAL a décidé de déplacer un épi prévu à la Corniche vers la plage de Sidi Salem. Or, cette plage est l’un des derniers espaces balnéaires préservés, vital pour les habitants de Bizerte. Longue d’un kilomètre et large de plus de cent mètres, elle n’a nul besoin d’ouvrages artificiels. Les Bizertins, atterrés, dénoncent une décision unilatérale qui menace de défigurer un site encore intact.

Pourquoi intervenir sur Sidi Salem ? Quels motifs techniques ou stratégiques peuvent justifier de transformer une plage naturelle en chantier ? Les habitants ont le droit de comprendre, et surtout d’être associés aux décisions qui concernent leur patrimoine.

Un appel pressant aux députés de Bizerte
Il est temps que les représentants de la ville assument pleinement leurs responsabilités et prennent position face à des décisions qui engagent l’avenir du littoral. Les députés de Bizerte sont directement interpellés : leur silence face à ces projets imposés est incompréhensible et ne peut durer.

Ils doivent défendre les intérêts de leurs concitoyens en exigeant la suspension immédiate des travaux à Sidi Salem, l’ouverture d’un dialogue transparent avec la société civile et les experts, ainsi qu’une révision des méthodes de protection du littoral afin de privilégier des solutions souples et respectueuses de l’environnement.

Parce que, et incontestablement, Corniche et Sidi Salem ne sont pas des terrains d’expérimentation, mais des espaces de vie et de mémoire. Les élus doivent agir pour empêcher que l’APAL ne transforme le littoral bizertin en champ de ruines.

Auteur

M. B

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