Santé : Une feuille de route pour contrer les infections nosocomiales
Le ministère de la Santé a organisé ce mercredi 16 septembre 2026, à la Faculté de médecine de Sousse, un atelier national axé sur le renforcement de la sécurité des soins ainsi que la mise à niveau des capacités du système sanitaire face aux risques épidémiques.
Menée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Réseau africain de contrôle des infections, cette rencontre a réuni des experts internationaux avec les directeurs des structures régionales. L’objet du débat a tourné autour des enjeux de prévention et de maîtrise des contaminations en milieu hospitalier.
Dans ce sens, Ahlem Gzara, responsable du programme national « Une seule santé » au sein du ministère, a souligné la nécessité d’élaborer, et urgemment, une feuille de route sectorielle à même de standardiser les protocoles de lutte contre les transmissions intra-hospitalières. La responsable a qualifié la transmission de germes aux patients « d’acte médicalement inacceptable », rappelant que ces failles cliniques ouvrent systématiquement la voie à de lourdes procédures de poursuites judiciaires contre les établissements défaillants.
Pour dresser un état des lieux rigoureux, la direction a mené un audit de surface sur un échantillon de 481 structures publiques et privées. Il s’est avéré que seulement 332 établissements d’entre eux ont collaboré activement à cette enquête nationale.
Cette campagne de surveillance, doit-on noter, s’inscrit dans un contexte d’alerte mondiale à l’heure où la résistance aux antimicrobiens cause déjà 1,27 million de décès par an. On s’oriente désormais vers l’application des recommandations de l’Africa CDC pour imposer des audits microbiologiques stricts dans les salles d’opération et rationaliser l’usage des antibiotiques. Un pas indispensable pour prémunir les patients et autres usagers des établissements sanitaires des infections complexes et, par ricochet, garantir la sécurité des structures hospitalières du pays.



