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L’équipe nationale n’y arrive pas : La frustration persiste

  • 28 septembre 2026
  • 3 min de lecture
L’équipe nationale n’y arrive pas : La frustration persiste

La Presse — L’équipe nationale a entamé sa nouvelle campagne pour la qualification à la coupe d’Afrique 2027. Et dès le premier match face à l’Ouganda, à Radès, la déception a été, encore une fois, totale avec, surtout, un nul démérité étant donné la supériorité de l’adversaire à tous les niveaux.

La frustration est d’autant plus profonde qu’après l’humiliation de la coupe du monde, on s’attendait à une réaction d’amour-propre, à une remise en cause globale et, surtout, à une réinvention au niveau du modèle de notre football, à la faveur de tout un chantier de réforme. On se rappelle, d’ailleurs, comment le Maroc tout comme l’Algérie ont sacrifié plusieurs éditions de la coupe d’Afrique pour repartir à la base et reconstruire, progressivement, un football compétitif. Un pari bien réussi, évidemment. Ce n’est malheureusement pas le cas pour nos architectes sportifs. Notre bureau fédéral, à court d’arguments certainement, a préféré maintenir sa navigation à vue. Une position qui pourrait être lourde de conséquences. L’on reconnaît que le choix du sélectionneur national tout comme le maintien de certains responsables traduisent un manque flagrant d’ambition, de volonté de changer et de construire. On se retrouve, toujours, dans le même cercle, là où on se partage les avantages aux dépens des intérêts de notre football.

D’ailleurs, la liste retenue par le nouveau sélectionneur confirme, à elle seule, la vérité de notre sport roi. Une liste composée, dans une large proportion, de « vétérans », totalement dépassés et blasés. Le rappel de Sassi , Ben Romdhane et Dahman, à juste titre, est une énigme difficile à décoder. Un rappel qui a été pénalisant, puisque tout au long de la rencontre contre  l’Ouganda, on avait l’impression que notre team national évoluait désavantagé, avec deux joueurs de moins. Sassi et Ben Romdhane étaient, justement, effacés et inexistants, frôlant même le ridicule. Sans aucune intervention de l’entraîneur qui semble apprécier plutôt le « récital » de nos deux joueurs.

Une attitude à la fois bizarre et grave, car on craint que cette autosatisfaction incite notre sélectionneur à conforter davantage son choix en rappelant d’autres vétérans. Et pourquoi pas  les Chammam, Derbali, Dhaouadi, Yahia, Darragi ou Ben Chrifia ?!

Et on commence à croire réellement que notre football est, désormais, à l’agonie et que son renouveau  n’est pas pour demain. L’attente de l’émergence de nouveaux profils et de nouvelles mentalités serait, sans aucun doute, très longue.

Auteur

Anis SOUADI

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