Société

Telehealth Connect 2026 : Mustapha Ferjani annonce 120 000 examens à distance et fixe trois exigences éthiques de la santé numérique

  • 29 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Telehealth Connect 2026 : Mustapha Ferjani annonce 120 000 examens à distance et fixe trois exigences éthiques de la santé numérique

En marge de l’ouverture du Congrès international de la santé numérique « Telehealth Connect 2026 » qui se tient à Tunis dès aujourd’hui, mardi 29 septembre pour se poursuivre jusqu’au 1er octobre 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a déclaré lors de son discours d’inauguration que « la numérisation est un outil permettant d’atteindre l’équité dans l’accès aux services de santé et à la médecine de spécialité ».

Il a indiqué que le congrès a enregistré la participation de plus de 35 pays, en plus d’Organisations internationales et de partenaires de la Tunisie. Le ministre a laissé entendre que l’objectif de cet évènement est d’échanger les expériences et les expertises, de partager l’expérience de la Tunisie et de renforcer la coopération africaine, arabe, méditerranéenne et internationale. Et ce, tout en accordant une attention particulière aux catégories bénéficiant le moins des services de santé. Mustapha Ferjani a expliqué que l’hôpital numérique a permis, depuis sa création, d’effectuer 120 000 examens de radiologie à distance (téléradiologie).

Il a réaffirmé que les débats doivent aider à répondre à trois exigences. La première exigence, a-t-il noté, est l’équité. « Les bénéfices de la transformation numérique doivent englober les régions éloignées, les personnes âgées, les personnes porteuses de handicap et celles qui ne maîtrisent pas l’utilisation de ces outils, tout en veillant à ce que l’accompagnement humain reste accessible à tous », a-t-il dit. Et d’ajouter dans ce même ordre d’idées que le fossé numérique ne doit en aucun cas se transformer en un nouveau fossé sanitaire.

Pour ce qui est de la deuxième exigence, le ministre a indiqué qu’elle s’inscrit sous l’enseigne de la confiance. « La protection des données de santé relève de la protection de la vie privée des individus, et la garantie de la cybersécurité de nos institutions constitue une protection pour la continuité et la sécurité des soins », a-t-il soutenu. Il précisé que l’intelligence artificielle doit être évaluée dans ses conditions réelles d’utilisation, sous supervision humaine, avec une définition claire des responsabilités et dans le respect total de la dignité du patient.

Le ministre a conclu son allocution d’ouverture en évoquant la troisième exigence de la numérisation et qui concerne la durabilité. Il a précisé à ce titre que la réussite de la numérisation exige « la mise en place de systèmes capables d’échanger les informations en toute sécurité, de professionnels qualifiés, et d’un financement englobant la maintenance et le développement des services ».

S.R

Auteur

S. R

You cannot copy content of this page