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Agression d’une adolescente de 16 ans à Mellassine : Un drame qui relance le débat sur les peines à l’encontre des coupables

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  • 29 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Agression d’une adolescente de 16 ans à Mellassine : Un drame qui relance le débat sur les peines à l’encontre des coupables

L’agression d’une mineure de seize ans, séquestrée et droguée pendant deux jours à Tunis, a suscité une vive émotion, mettant en lumière la vulnérabilité croissante des mineurs. Alors que les investigations se poursuivent pour arrêter tous les suspects impliqués dans ce crime, ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité des enfants hors du cercle familial

Alors qu’ils devraient vivre dans un milieu sûr où ils peuvent s’épanouir et vivre leur enfance dans l’insouciance en se sentant protégés, les mineurs qui représentent la  catégorie la plus vulnérable de la société, sont, aujourd’hui, de plus en plus exposés  à des fléaux qui menacent leur intégrité physique et morale. Supposés ne présenter aucun danger, des endroits, à l’instar de la rue, de structures d’accueil de la petite enfance, … où les enfants passent l’essentiel de leur temps, peuvent se transformer en des scènes de crimes contre l’enfance.

Cette insécurité est aggravée par un facteur de taille, la prolifération inquiétante de la consommation de drogues et de stupéfiants  parmi des catégories de mineurs de plus en plus jeunes, favorisant les comportements sociaux déviants. Le calvaire vécue par une adolescente de seize  ans, qui a été victime, ces jours-ci, d’un viol collectif, en est la parfaite illustration. Piégée par une amie sous le prétexte fallacieux d’aller prendre un café, la jeune fille a été attirée dans un traquenard.

La descente aux enfers d’une adolescente de seize ans

Conduite dans une habitation, elle y a été séquestrée, droguée et soumise durant deux jours à un viol collectif perpétré par un groupe d’individus sous l’emprise de substances illicites. La violence induite par ces agressions a été telle qu’elle a entraîné de très graves lésions physiques, nécessitant son hospitalisation en urgence dans un service de réanimation.

L’ouverture d’une enquête pour viol sur mineur a permis d’identifier deux princiaux suspects faisant l’objet d’un avis de recherche. Les investigations ont permis d’interpeller un infirmier soupçonné d’avoir prodigué des soins clandestins à la victime ainsi qu’un proche de ce dernier, accusés de ne pas avoir dénoncé les coupables.

Alors que deux des huit suspects présumés ont été écroués en garde à vue,  les investigations se poursuivent pour interpeller les complices en fuite. De son côté, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors a publié un communiqué dans lequel il a fait part de sa préoccupation de l’état de santé de la victime, appelant les citoyens à arrêter de publier les photos de l’adolescente sur les réseaux sociaux, dès lors que cette pratique constitue une violation des droits de l’enfant et une infraction pénale passible de peines.

Ce drame tragique n’est malheureusement pas un cas isolé. En février dernier, le viol d’un enfant de trois ans au sein même d’un jardin d’enfants, perpétré par un employé de l’établissement, avait déjà provoqué une onde de choc à l’échelle nationale Cette affaire avait ravivé au sein de la société les appels au rétablissement de la peine de mort à l’encontre des auteurs de crimes abjects commis sur des mineurs.

Renforcer les mécanismes de protection de l’enfance

Aujourd’hui, cette nouvelle agression ciblant un mineur remet, à nouveau, au cœur du débat public, la question cruciale de la sécurité et de la protection des enfants hors du cercle familial. Dès le franchissement du seuil de la maison, tout doit être mis en œuvre pour garantir leur sécurité.

Du transport scolaire à la sécurisation des abords des établissements, en passant par l’installation de dispositifs de vidéosurveillance dans les structures d’accueil de la petite enfance, le renforcement du cadre juridique et des mécanismes de protection des droits des mineurs et par l’aggravation des peines à l’encontre des personnes coupables d’agression sur les mineurs, une réponse coordonnée par les autorités compétentes s’impose pour garantir le droit fondamental des enfants et des adolescents à la sécurité en dehors de leur foyer.

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Auteur

Imen Haouari

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