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Tunisie : la subvention des carburants pourrait atteindre 11,2 milliards de dinars en 2026

  • 29 septembre 2026
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Tunisie : la subvention des carburants pourrait atteindre 11,2 milliards de dinars en 2026

Les dépenses consacrées à la subvention des carburants en Tunisie pourraient atteindre environ 11,2 milliards de dinars en 2026, en raison notamment des tensions géopolitiques et de la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux, a indiqué l’économiste Moez Soussi.

Intervenant ce mardi 29 septembre 2026 sur Diwan FM, l’économiste a précisé que le budget de l’État pour 2026 prévoit des crédits d’environ 5 milliards de dinars au titre de la subvention des carburants, sur la base d’une hypothèse de prix de 63,3 dollars le baril.

Selon lui, un prix moyen du baril autour de 95 dollars entraînerait une dépense supplémentaire estimée à 6,288 milliards de dinars, correspondant à l’écart entre l’hypothèse retenue dans le budget et l’évolution des cours.

Des prix inchangés depuis 2021

Moez Soussi a rappelé que les prix des carburants appliqués aux consommateurs en Tunisie n’ont pas évolué depuis 2021 et que le mécanisme d’ajustement périodique des prix n’a pas été activé.

Cette situation a conduit l’État à prendre en charge une part importante de l’écart entre les coûts d’approvisionnement sur les marchés internationaux et les prix appliqués localement, dans le cadre de ses choix en matière de politique sociale, a-t-il expliqué.

L’économiste a, par ailleurs, estimé que l’hypothèse de 63,3 dollars le baril retenue dans la loi de finances 2026 ne relevait pas d’une erreur de prévision. Elle reposait, selon lui, sur la tendance baissière observée auparavant, les cours étant passés de 80,8 dollars en 2024 à 69 dollars en 2025.

La situation a toutefois évolué avec les tensions au Moyen-Orient, qui ont entraîné une forte progression des prix du pétrole, lesquels ont dépassé 104 dollars le baril durant certaines périodes.

Une éventuelle loi de finances complémentaire

Moez Soussi a également indiqué que le recours à une loi de finances complémentaire constitue un mécanisme technique permettant de mobiliser des ressources supplémentaires et d’ajuster les dépenses en fonction de l’évolution de la situation.

Il a estimé que la priorité économique actuelle consiste à assurer une gestion efficace des finances et du fonctionnement de l’État, tout en garantissant la continuité de l’approvisionnement du pays en produits essentiels et de première nécessité, dans un contexte marqué par des facteurs extérieurs difficilement maîtrisables.

R.I

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R. I

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