A la une Economie

Gestion des déchets : jusqu’à 100 dinars par kilogramme

  • 29 septembre 2026
  • 2 min de lecture
Gestion des déchets : jusqu’à 100 dinars par kilogramme

La gestion des déchets en Tunisie fait face à une pression croissante sur les capacités de stockage, alors que la majorité des décharges contrôlées ont atteint leur capacité maximale. Face à cette situation, les autorités misent notamment sur le tri à la source et la valorisation des déchets.

Le responsable à l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), Faisal Bel Dhiafi, a indiqué mardi 29 septembre 2026 que la Tunisie compte actuellement 11 décharges contrôlées, auxquelles s’ajoutent cinq anciennes décharges contrôlées.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, il a précisé que ces décharges prennent en charge environ 80 % des déchets produits, tandis que les 20 % restants sont déposés dans des décharges municipales ou anarchiques.

Selon le responsable, les décharges contrôlées accueillent près de 3,6 millions de tonnes de déchets. À elle seule, la décharge de Borj Chakir reçoit quotidiennement entre 3.000 et 3.400 tonnes.

La valorisation comme alternative

Faisal Bel Dhiafi a souligné que la plupart des décharges contrôlées ont désormais atteint leur capacité maximale. Cette situation pousse à rechercher des solutions plus durables pour la gestion des déchets, notamment à travers leur tri et leur valorisation.

Dans ce cadre, une station de tri des déchets plastiques a été créée à Hammam Sousse, tandis qu’une deuxième station est prévue sur l’île de Djerba. Les efforts portent également sur la réalisation d’une unité de valorisation des déchets à Béja, destinée à produire du biogaz, en coopération avec le Japon.

Le responsable de l’ANGED a par ailleurs relevé la hausse du coût de la gestion des déchets. Celui-ci atteint, selon ses déclarations, 27 dinars par kilogramme à la décharge de Borj Chakir, dépasse 48 dinars à Zaghouan et s’élève à 100 dinars sur l’île de Kerkennah.

Pour réduire ces coûts et préserver les capacités des décharges contrôlées, Faisal Bel Dhiafi a insisté sur la nécessité d’adopter le tri à la source, considéré comme un levier essentiel pour améliorer la gestion et favoriser la valorisation des déchets.

R.I

Auteur

R. I

You cannot copy content of this page