Agression sioniste contre Gaza : Six martyrs dans des tirs de l’occupant, dont un responsable du Hamas
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait au moins 74.023 martyrs et 175.111 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes.
Six Palestiniens, dont un commandant du mouvement Hamas, ont été tués hier par les forces sionistes dans la bande de Gaza, a annoncé la Défense civile du territoire palestinien, confirmant une information communiquée plus tôt par l’armée sioniste.
Selon l’organisme de secours, qui opère sous l’autorité du Hamas, deux hommes ont été tués par une frappe sionistes à l’ouest de Gaza-ville.
Dans un communiqué, le Hamas a présenté l’un des deux, Izz al-Din a-Beik, comme un «membre du Conseil militaire général des Brigades al-Qassam (la branche armée du mouvement, ndlr) et commandant de la Brigade du nord».
Les Brigades al-Qassam ont également déclaré qu’Izz al-Din al-Beik était l’un des commandants présents dans la salle des opérations lors de l’attaque menée par le Hamas contre l’occupant sioniste le 7 octobre 2023. L’armée d’occupation a indiqué qu’il avait été «éliminé dans une frappe aérienne précise». Selon elle, il avait ordonné à des membres du Hamas de mener des attaques contre les troupes et les civils sionistes.
La Défense civile de Gaza a, par ailleurs, fait état de trois morts et plusieurs blessés dans deux frappes de drones sionistes dans la région de Jabalia (nord). Une autre personne a été tuée par des tirs sioniste à Deir al-Balah (centre), a rapporté l’organisme de secours.
Interrogée par l’AFP, l’armée sioniste a dit qu’elle communiquerait ultérieurement davantage d’informations sur certaines des cibles
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza a fait au moins 74.023 martyrs et 175.111 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes.
162 000 tentes délabrées et 255 bâtiments menacés d’effondrement
Entre des tentes délabrées et des habitations fissurées, les déplacés de la bande de Gaza s’apprêtent à affronter un nouvel hiver sans abri sûr, tandis que se poursuivent les violations sionistes de l’accord de cessez-le-feu ainsi que les restrictions à l’entrée de l’aide et des matériaux nécessaires à la reconstruction.
Le Bureau des médias du gouvernement a mis en garde hier contre une situation qui risque de se transformer en catastrophe humanitaire. Plus d’un million et demi de déplacés vivent actuellement sous des tentes, tandis que des centaines de bâtiments menacent de s’effondrer. Dans un communiqué, le Bureau a accusé l’entité sioniste de se soustraire à ses engagements dans le cadre de l’accord, affirmant avoir recensé 5 147 violations, ayant fait 1 421 morts palestiniens et 4 983 blessés, ainsi que 198 arrestations.
Il a indiqué que la poursuite de ces pratiques, conjuguée aux restrictions sur l’approvisionnement et les déplacements, avait aggravé la crise humanitaire dans différents secteurs. Les données présentées montrent que les risques liés aux attaques s’ajoutent à l’absence de protection dans les lieux de déplacement. Trouver une tente ou retourner dans une habitation endommagée ne suffit plus à garantir un abri, alors que les dégradations et les fissures s’étendent et que les matériaux nécessaires aux réparations et à l’hébergement font défaut.
Selon le Bureau des médias du gouvernement, Gaza compte 270 000 tentes, dont 162 000 sont délabrées et inutilisables, soit 60 % du total. Plus d’un million et demi de déplacés vivent ainsi dans des conditions offrant une protection insuffisante contre le froid et les pluies.
La crise du logement touche également des milliers de personnes vivant dans des maisons fissurées et ne répondant plus aux exigences minimales de sécurité. Le Bureau a averti que plus de 255 bâtiments risquent de s’effondrer à tout moment, faisant craindre de nouvelles victimes et la répétition du drame de l’effondrement de l’immeuble Al-Saada dans la ville de Gaza.
Face aux besoins en nourriture, en aide humanitaire et en reconstruction, le Bureau affirme que 72 826 camions seulement ont été autorisés à entrer, sur les 210 600 qui auraient dû entrer conformément à l’accord, soit un taux inférieur à 35 %.
L’écart entre le nombre prévu et le nombre réellement entré dépasse ainsi 137 000 camions, selon les chiffres du communiqué. Celui-ci rejette les affirmations sionistes faisant état d’une abondance d’approvisionnements et attribue l’aggravation des pénuries aux restrictions imposées aux points de passage.
(Synthèse de médias)



